30/09/2011

France Cartigny - France Cartigny (Rosebud, 1999)

Mes souvenirs sont flous, n'hésitez pas à me corriger ou à compléter! Je ne sais plus pourquoi, mais ce premier album de France Cartigny s'en était pris plein la gueule à sa sortie. L'électronicien Gel est allé jusqu'à répondre à son titre ''Un jour je'' par le poétiquement intitulé ''Un jour France Cartigny je te mettrai un grand coup dans ton cul'', classe. Le morceau original frise le ridicule dans ses textes, mais qu'a fait cette jeune femme pour mériter ça? Une fille qui fait du rock sans concession en français au croisement de PJ Harvey et Virginie Despentes, on devrait pourtant la saluer et soutenir sa démarche, malgré ses défauts et ses naïvetés. Après tout, ce n'est qu'un premier album, et elle s'y met à nu avec courage. J'ai trouvé des éléments de réponse sur Wikipedia : à douze ans elle aurait eu un tube intitulé ''Le yoyo'' sous le nom de France Toutou. Est-ce assez pour flinguer sa crédibilité indé? Parfois un disque déclenche des réactions violentes, cette fois-ci c'était tombé sur elle.

France Cartigny
France Cartigny

CD Rosebud 559 999-2 (France, 1999)

01. Un jour je
02. Les souvenirs les souvenirs
03. Jésus les garçons
04. Je n'ai jamais su
05. Monde de rêve
06. Mea culpa
07. Le facteur
08. Clouée
09. Daniel et Nicole
10. Il bouge
11. J'ai deux têtes
12. Un seul par jour
13. Des yeux qui ont compté

http://www.mediafire.com/?a9d8cus2zk25qq2

Tim and Sam - Summer Solstice (Static Caravan, 2009)

Ah, Static Caravan! Pourquoi je n'y suis pas revenu plus tôt? Encore un single gagnant, qui se conclue sur une reprise d'Elbow. C'est le genre d'indie-folk dans lequel Tunng fait merveille, vous savez à quoi vous attendre!

Tim and Sam's Tim and the Sam Band with Tim and Sam
Summer Solstice

7'' Static Caravan VAN193 (UK, 06-2009)

a1. Summer Solstice
b1. Rolling Hills
b2. One Day Like This (Elbow cover)

Ce qu'en disait le label :
There’s something inescapable about the weather and the seasons, not only in a very real sense but also as a theme in music. Vivaldi knew it, and there’s a lineage which can be traced through to contemporary pop. Of course, if there’s one time of year which has always captured the imaginations of songwriters more than any other, it’s the summer months and dreams of surfing, sunshine and blissful solitude.
From new Static Brothers and Sisters, Tim and Sam’s Tim and the Sam Band, Summer Solstice is the latest single to be released by this Manchester-based post-folk act. The three tracks included here are a comfort blanket of twisting Brit-folk, loping and warm with a melancholy undercurrent. Despite its title, there are undoubtedly traces of autumnal moods on this follow-up to their debut EP, released on Full of Joy Records.
With its rustic tones and enchanting melody, swept along by strings and pulsating drums, the lead track is a folk-pop tour de force, its plaintive piano delicately contrasting with the vibrant feel which prevails. It’s followed by the comparatively hushed Rolling Hills which shimmers like a lullaby, adding a glockenspiel to the bewitching layers of instrumentation. It’s a wonderful concoction which drifts effortlessly on the summer breeze, and recalls Sufjan Stevens in its spine-tingling simplicity. (Static Caravan)

http://www.mediafire.com/?dxxwngf23s5y49x

The Anomoanon - The Derby Ram (Box Tree, 2004)

Dans la famille Oldham, je demande le frère. Non, pas Will, l'autre frère! Plus détendu, le groupe de Ned Oldham est injustement éclipsé par le frangin Will/Palace/Bonnie Prince/etc. Bien sûr, ce n'est pas essentiel et ça n'arrivera jamais à la cheville des moments les plus cruciaux de Will Oldham. Et c'est tant mieux, comme ça on peut profiter du plaisir simple de s'écouter un bon petit disque. Et tant pis si je dois m'attirer les foudres des Gardiens du Temple en disant ça, je préfère même écouter plus souvent The Anomoanon que son illustre frangin. Voilà, c'est dit.

The Anomoanon
The Derby Ram

CD Box Tree BT 001 (USA, 05-2004)

01. Little Birdy
02. A Man of Words
03. As I Walked by Myself
04. Cambric Shirt
05. Mary Had a Pretty Bird / Bluebirdy Jam
06. Ding Dong Bell
07. For Every Evil
08. Bourbon Whiskey / The Derby Ram
09. O Lady Wind
10. One for Anger
11. I Would If I Could
12. The Girl in the Lane

Note : For the past 10 years the Oldham family has carved a firm and familiar place in contemporary folk music. The instantly recognizable warble and touching harmonies of brothers Ned and Will have been imitated ad nauseum more times than any of us can recall. With an ever-increasing influence that's as far reaching as any other today, the Palace walls are as strong and vibrant as ever. The Anomoanon is a sentimental walk through the woods that lets you in on the family secrets, but also lets you in on the family fun. (Temporary Residence)

http://www.mediafire.com/?fbg5f25n884q1uv

Zola Jesus - New Amsterdam (Sacred Bones, 2009)

A l'heure ou une partie de la blogosphère qui avait découvert et défendu Zola Jesus s'en détourne (trop blonde, trop pop, trop médiatisée), poster cet album antérieur n'est peut-être pas le meilleur service à rendre à Conatus. Parce que oui, en comparaison le nouvel album est plus ''pop'', dans un sens qui n'est pas forcément un compliment. New Amsterdam est plus brut, plus intransigeant, le parfum est plus fort, le son est lui aussi plus lo-fi. Et alors? Réécoutez les premiers jets de PJ Harvey ou Cat Power, ce n'est pas parce que c'est plus lisse dans la forme aujourd'hui que ça n'a plus de saveur! On ne peut que souhaiter à Zola Jesus de suivre le même parcours.

Zola Jesus
New Amsterdam

CDr Sacred Bones Records SBR-018 (USA, 2009)

01. Odessa
02. Dog
03. Orthodox
04. Last Day
05. New Amsterdam
06. Lady Maslenitsa
07. Nativity
08. Little Girl
09. Be your Virgin
10. Lady in the Radiator

Note : Zola Jesus Live are Nika (voice), Lindsay (bass), Dead Luke (synthesist) Max Elliott (floor tomist).

http://www.mediafire.com/?g5t9tfd5o2k0199

27/09/2011

Disco Inferno - The 5 EPs (One Little Indian, 2011)

Le disque le plus crucial de la rentrée ne fera pas la couverture des magazines musicaux, ne sera pas album de la semaine sur votre webzine favori, et pourtant! Pire, il s'agit d'une compilation de vieux singles d'un groupe au nom débile qui n'aura connu que l'indifférence en son temps. Et il n'y a même pas d'inédit sur cette compilation! N'empêche, si vous ne devez/pouvez acheter qu'un seul album ce mois-ci, ce sera celui-là. Disco Inferno était au croisement de Durutti Column, New Order et Bark Psychosis, avant de larguer les ammares pour plonger dans l'inconnu. Leur musique triture la pop, explore de nouveaux territoires, c'est claustrophobe, étouffant, ou au contraire d'une lumière étincelante (Second Language, peut-être la plus belle chanson que vous entendrez cette année). Ils sont allés plus loin que n'importe quel autre groupe, ayant uniquement le tort d'exister avant Internet et de tomber en pleine brit-pop. Après leur chef d'oeuvre ultime D.I. Go Pop, Ian Crause et sa bande tenteront de rendre leurs chansons plus accessibles, plus immédiates, en vain. Ni brit-pop, ni shoegaze, trop en avance sur son temps, Disco Inferno disparaitra des radars, leur nom ne circulant plus que de manière souterraine. Cette réédition est inespérée, ne la négligez sous aucun prétexte.

Disco Inferno
The 5 EPs

CD One Little Indian TPLP1082CD (UK, 09-2011)

01. Summer's Last Sound
02. Love Stepping Out
03. From the Devil to the Deep Blue Sky
04. A Rock to Cling to
05. The Last Dance
06. D.I. Go Pop
07. The Long Dance
08. Scattered Showers
09. Second Language
10. The Atheist's Burden
11. At the End of the Line
12. A Little Something
13. It's a Kid's World
14. A Night on the Tiles
15. Lost in Fog

Note : Tracks 1 & 2 from ''Summer's Last Sound'' (Cheree, 10-1992)
Tracks 3 & 4 from ''A Rock to Cling to'' (Rough Trade, 07-1993)
Tracks 5/8 from ''The Last Dance'' (Rough Trade, 11-1993)
Tracks 9/12 from ''Second Language'' (Rough Trade, 05-1994)
Tracks 13/15 from ''It's a Kid's World'' (Rough Trade, 09-1994)

http://www.mediafire.com/?a2oy73kokbk5s2c

26/09/2011

Adam Pacione - Dobranoc (Elevator Bath, 2009)

Attention, on n'est plus seulement dans de l'ambient, on entre dans du pur drone! J'avoue que j'ai plus de mal avec ce genre qu'avec de l'ambient plus ''classique''. La pâte sonore est plus épaisse, la palette musicale plus intense, sous la surface calme et statique le mouvement est perpétuel. Voilà une musique qui ne peut pas s'écouter en fond sonore, elle exige toute notre attention. Elle nous absorbe, se mérite, mais ça en vaut la peine puisqu'au final c'est des plus hypnotiques!

Adam Pacione
Dobranoc

LP Elevator Bath eeaoa029 (USA, 08-2009)

01. Selo / Always
02. When the Thunder Breaks, It Breaks for You and Me / Always (Reprise) / Dobranoc

Note : Run off groove on side A states "Dif Juz is Playing at My House"; side B states "Clan of Big Hair".

Ce qu'en disait le label :
Dobranoc contains more than 40 minutes of new music utilizing field recordings, guitars, shortwave radio, analog keyboards & Moog filters. Haunting and yet serene, overflowing with contemplative and melodic tones, these are mostly long-form pieces: "Always" builds slowly into a monolithic block of sound, while in the title track, layer after layer of warm atmosphere appears and then unravels into a sea of tranquility. This is three-dimensional music, strikingly elegant, from a modern master of the art.
This picture disc LP is adorned with Pacione's lovely full-color macro photography circa 1995. The colorful sounds and images are bound together into a unified abstraction, dreamlike in its beauty.
Adam Pacione has been a fixture in the upper echelon of ambient drone for the last five years with releases on Elevator Bath, Infraction, and his own Bee Eater Recordings imprint. Pacione is also a highly skilled photographer with solo exhibitions and nearly a lifetime of experience under his belt. He lives in Fort Worth, Texas.
This picture disc LP has been released in an edition of 268 copies.
(Elevator Bath)

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The Apartments - Live on the Outside (CD'n'Go!, 1995)

Malgré l'anonymat que permet le Net, même si j'écrivais en anglais ou en espagnol et si je prétendais vivre en Syldavie, des détails ne trompent pas : un blogueur fan des Apartments est forcément français. C'est bien la France qui a adopté le groupe de Peter Walsh, lui offrant un statut de culte à défaut de la reconnaissance qu'il mériterait. Je comprends pourquoi le succès aura toujours fui les Apartments - malgré la reprise prestigieuse de Mr Somewhere par This Mortal Coil. Les chansons de Peter Walsh parlent de blessures, d'échecs, hantées par la dérive. Les écouter, c'est comme voir dans un miroir nos propres doutes, nos propres défaites, nos propres renoncements. Une musique pareille, c'est bouleversant, mais c'est aussi forcément moins vendeur qu'une taupe débile sur ton portable. Voici un live, c'est un bootleg, ne me demandez pas de poster les albums, achetez-les et chérissez-les.

The Apartments
Live on the Outside

CD CD'n'Go! Suite 2.00.945 (1995)

01. Calling on Jean
02. The Staying Kind
03. Things You'll Keep
04. On Every Corner
05. The Shyest Time
06. Places Where the Night Is Long
07. Never Be Blue
08. All You Wanted
09. Could I Hide Here?
10. Over
11. Please Don't Say Remember
12. World of Liars
13. Buried Treasure
14. On Every Corner
15. Believe in Me
16. Mr Somewhere

Note : This CD contains tracks recorded live  in Sydney.
Tracks 1 - 11 are with a band playing at Harold Park Hotel on the 25/01/90.
Tracks 12 - 16 are Peter Milton Walsh with Amanda Brown (Ex-Go-Betweens) on the 22/02/91 at an unknown venue.

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Gang of Four - Black Session (1995)

J'avais prévu de faire un truc, mais quoi? Ah oui, des Black Sessions! Certaines sessions étaient plus courues que d'autres, celle du Gang of Four n'en aura sans doute pas fait partie. A tort! Qui se soucie de la reformation - honorable - d'un groupe de post-punk de second plan? Qui se rappelle que leur premier album (Entertainment) est un classique aussi fondamental qu'influent, des Red Hot Chilli Peppers à R.E.M., l'équivalent pour une génération du premier Velvet Underground en son temps? Gang of Four, c'était moins hype que les groupes en vue du moment, mais bon sang ça envoie sacrément du bois! Des guitares tranchantes, une basse qui souffle le chaud et le froid - je n'ai jamais été autant remué par une basse depuis Peter Hook ou Charles Mingus - et un mix séduisant entre nouveaux titres et classiques des débuts, c'est impressionnant. Entendre Gang of Four reprendre Paralyzed, Anthrax, Return the Gift ou To Hell with Poverty avec un feu intérieur intact, croyez-moi ça fait quelque chose!

Gang of Four
Black Session


01. World Falls Apart
02. Not Great Men
03. Parade
04. Paralyzed
05. What We All Want
06. Unburden
07. Anthrax
08. Returning the Gift
09. To Hell with Poverty
10. Showtime, Valentine
11. We Live as We Dream Alone
12. At Home He's a Tourist
13. FM U.S.A.
14. Ether

Note : Studio 105, Maison de la Radio, Paris, 27-10-1995.

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25/09/2011

Piano Magic / Klima - Split (Monopsone, 2003)

Second split du label Monopsone proposé sur ce blog, voici un single tout en douceur et mélancolie qui rappelle qu'il n'y a rien d'anecdotique chez Piano Magic. En l'occurrence, on peut parler d'un split familial, puisqu'Angèle David-Guillou qui présente ici une de ses premières compositions sous le nom de Klima n'est pas une inconnue, elle chante également chez... Piano Magic. L'excellence de Monopsone n'est plus à démontrer.

Piano Magic / Klima
Split

7'' Monopsone MOPS 008 (France, 09-2003)

a1. Piano Magic - What Does Not Destroy Me
b1. Klima - Christmas Day

Ce qu'en disait le label :
At the dawn of a new album, Piano Magic delivers here a sheer moment of intimist thought. The band now gathered around its charismatic leader Glen Johnson has proved once more its capacity to catch everybody on the wrong foot and its swiftness in making a volte-face. Whereas the previous "Speed The Road, Rush The Lights" was torn by feagments of guitar, "What Does Not Destroy Me" keeps us in suspense thanks to Johnson's voice set on some ethereal waves thus reminding us of their firsts records.
Angèle David-Guillou, under the name klima, gives here one of her first tracks. The voice already heard with laudanum, Ginger Ale and … Piano Magic, opens up a little more with the disturbing "Christmas Day". Between electronics and acoustics, this track puts Klima on the side of these song-writers/singers who excel in covering a simple tune with sincerity and elegance. (Monopsone)

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William Basinski / Andreas Martin - Untitled (Robot Records, 2003)

L'ambient de William Basinski et les jolies guitares d'Andreas Martin se croisent sur ce split, et Christoph Heemann orchestre la rencontre en remixant le tout. Le titre d'Andreas Martin apporte de la lumière dans cet univers brumeux. Le contraste avec les deux précédents posts est d'autant plus saisissant, l'époque n'est résolument plus la même. Mélancolie d'une innocence à jamais perdue?

William Basinski / Andreas Martin
Untitled

2x7'' Robot Records RR-29 (USA, 03-2003)

a1. William Basinski - Cloes Remix 1 (Christoph Heemann Remix)
b1. Andreas Martin - Untitled
c1. William Basinski - Cloes Remix 2 (Christoph Heemann Remix)
d1. Andreas Martin - Untitled Remix (Christoph Heemann Remix)

Note : Records pressed on clear vinyl with full color labels. Includes a clear acetate insert, all packaged in a transparent sleeve. Edition of 400 copies.

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Teresa Brewer - Aloha from Teresa (Coral, 1961)

Ben voyons... Miss Teresa Brewer me semble bien pâle pour nous souhaiter Aloha... Est-elle vraiment à son aise, d'ailleurs? Elle vient plutôt du jazz, alors n'attendez pas autre chose qu'une musique de carte postale. Et là encore, le charme de cet album agira si on accepte sans cynisme ce témoignage d'une époque irrémédiablement révolue.

Teresa Brewer
Aloha from Teresa

LP Coral Crl-57374 (USA, 1961)

01. My Little Grass Shack in Kealakekua, Hawaii
02. Lovely Hula Hands
03. Sea Shell
04. Pineapple Princess
05. The Magic of Hawaii
06. The Hawaiian Wedding Song
07. Princess Poo-Poo-Ly (Has Plenty Pa-Pa-Ya)
08. Hawaii Moon
09. In the Summertime (You Don't Want my Love)
10. Isle of Paradise
11. The Cockeyed Mayor of Kaunakakai
12. Now Is the Hour

http://www.mediafire.com/?ndof9y823atp1dq

Sondi Sodsal - Sondi (Liberty, 1959)

Si ça ce n'est pas de l'exotica, je me demande ce qui le sera. La demoiselle est native de Thaïlande, mais avec un collier de fleurs autour du cou on pourrait aussi bien croire qu'elle nous vient de Hawaii. Tout ce côté vraie/fausse carte postale participe finalement au charme du disque, pour peu qu'on accepte de jouer le jeu! Et comme c'est le grand Martin Denny qui produit l'album, on peut lui faire confiance pour livrer un cocktail des plus plaisants, puisqu'il en connait parfaitement les recettes.

Sondi
Sondi Sodsal

LP Liberty LRP-3110/LST-7110 (USA, 1959)

01. Sondi
02. Rose, Rose, I Love You
03. Buddha Knows
04. China Nights
05. Siamese Cat Song
06. Love Dance
07. Burma Trail
08. Buffalo Song
09. Bali Ha'i
10. Love Is a Many Spendored Thing
11. Song of India
12. Sayonara

Note : Classic Thai pop LP by Sondi Sodsai. She was voted "Miss Thailand" in 1960. She also appeared in an obscure TV-series named "Adventures in Paradise" in the early sixties, and represented the stereotype of a Tahitian beauty. And she is or was the court-entertainer of the King and Queen of Thailand, as it is stated on the record. It´s the cryptic writing on top of the front cover, that looks like Thai, but is in fact English. The album was produced by Martin Denny.

http://www.mediafire.com/?186dww6q1d31t93

24/09/2011

Chevreuil / Room 204 - Split (Effervescence, 2003)

C'est le weekend, aujourd'hui je devrais être à 60 kilomètres de l'ordinateur le plus proche. Je vais faire bref et concis à l'image de ce split. Deux groupes de math-rock instrumental qui ont mangé du Shellac à l'adolescence, et qui sont encore en phase de digestion! Guitare et batterie, c'est carré, sans détour. Et ça percute!

Chevreuil & Room 204
Split

7'' Effervescence / Ottonecker otto004 FRVsens06 (France, 2003)

a1. Chevreuil - Commando
b1. Room 204 - Purmoket

http://www.mediafire.com/?53wddn5aul5mdz9

Frànçois and the Atlas Mountains - The People to Forget (Stitch, 2006)

Avec son album ''Plaine inondable'', Frànçois and the Atlas Mountains aura connu un beau succès critique, bien soutenu par son label Talitres, authentique label indépendant qui ne ménage pas sa peine pour promouvoir ses coups de coeur sincères. Et pour faire simple, tous les éloges que vous avez pu lire ou entendre sur cet artiste sont légitimes, et sont même en dessous de la vérité! Je ne vous promets pas un bouleversement, un choc esthétique qui changerait à jamais votre façon d'appréhender la musique, je vous promets simplement des chansons justes qui vous toucheront au coeur longtemps, qui vous accompagneront durablement. En attendant avec impatience son nouvel album - ''E Volo Love'' prévu sur Domino en octobre, voici un album antérieur de Frànçois and the Atlas Mountains, confidentiel et épuisé. J'aurais aimé le découvrir dès sa sortie, je suis arrivé trop tard. Heureusement que Soulseek m'a donné une seconde chance. Et même si j'ai dit que ce ne serait pas un choc, les amoureux des premiers albums de Dominique A qui ne connaîtraient pas encore risquent malgré tout de se prendre une belle claque!

Frànçois and the Atlas Mountains
The People to Forget

LP Stitch Stitch Records stitch006 (UK, 02-2006)

01. The Song of the Drowning Man
02. I'm so Glad I Met You
03. The Bird Song
04. We're an Army
05. Au Final
06. The People to Forget
07. One at a Time
08. Quiet Days
09. Where's the River
10. On Résistait

Note : All songs written by Frànçois. Arrangements by the Atlas Mountains ensemble.
Recorded mostly live in the Yellow House and at the Cube Cinema, Bristol, Spring 2005.
Enlisting for the first time assistance of the cream of the city's independent music community to form the Atlas Mountains ensemble (members of Knowledge of Bugs, Whalebone Polly, Crescent and Movietone all feature), the results are a wonderful development of the playful pop sensibilities that informed his earlier material, marking a clear progression towards a richer, more confident sound. His trademark DIY set-up is now augmented by striking arrangements of harp, melodica, clarinet and brass. Almost orchestral in its musical flair and subtlety, Frànçois makes for a natural conductor, his infectious enthusiasm and unwavering ambition shining through the new songs. (Stitch)

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Edit : Visitez les commentaires, une autre pépite s'y cache!
Edit : Read the comments! There's another rare album in here!

Beck - A Western Harvest Field by Moonlight (Fingerpaint, 1994)

Un Beck des débuts, d'avant ''Loser'' ou ''One Foot in the Grave'', un de ces disques que les fans de la première heure désespéraient de trouver - et on n'avait pas encore Napster pour nous aider! Aujourd'hui, après avoir été hype ultime de chez hype, après une phase de recyclage coloré, Beck est un producteur cool qui fait du Beck à la cool. Toujours cool, l'étincelle en moins, pour ne pas dire banalisé - ce qui pouvait lui arriver de pire. Aux origines, Beck faisait déjà du Beck, mais ne se copiait pas encore - est-ce que cette phrase est compréhensible? Un disque lo-fi de folk centenaire, avec des bricolages sur cassettes et des pointes punk pour faire bonne mesure.

Beck
A Western Harvest Field by Moonlight

10'' Fingerpaint Records FPEP-002 (USA, 1994)

01. Totally Confused
02. Mayonaise Salad
03. Gettin Home
04. Blackfire Choked our Death
05. Feel Like a Piece of Shit (Mind Control)
06. She Is All (Gimme Something to Eat)
07. Pinefresh
08. Lampshade
09. Feel Like a Piece of Shit (Crossover Potential)
10. Mango (Vader Rocks!)
11. Feel Like a Piece of Shit (Cheetos Time!)
12. Styrofoam Chicken (Quality Time)

Note : Produced by Beck Hansen and Tom Grimley.
First pressings include a finger painting, runout grooves read "Sexydeath Soda" and "Cherry Cupcake".

http://www.mediafire.com/?ihnwrfrrlv9g6lb

22/09/2011

Tangerine Dream - Sorcerer (MCA, 1977)

Sorcerer serait-il le chef d'oeuvre maudit de William Friedkin? C'est un film mal-aimé, puisque l'américain a osé faire un remake du classique officiel qu'est le Salaire de la Peur de Clouzot. Démarche forcément sacrilège sanctionnée par un cuisant échec commercial, le film est par ailleurs invisible en DVD en France - on annonce régulièrement sa réédition mais j'attends de le voir pour y croire! Pourtant, on a le droit de préférer ce remake à l'original quelque peu surestimé à mon goût, même si je n'irai pas jusqu'à parler d'un faux classique. Et le film ne vaut pas que pour son morceau de bravoure hallucinant qui en illustre l'affiche (ainsi que la pochette de sa bande originale). Tangerine Dream entrait dans sa troisième phase, l'époque des bandes originales à la chaîne grassement rémunérées. Celle-ci reste heureusement une référence, même si elle ne fera certainement pas changer d'avis ceux qui n'aiment pas le groupe!

Tangerine Dream
Sorcerer

LP MCA Records Inc. 2277 (USA, 1977)

01. Side A
- Main Title
- Search
- The Call
- Creation
- Vengeance
- The Journey
02. Side B
- Grind
- Rain Forest
- Abyss
- The Mountain Road
- Impressions of Sorcerer
- Betrayal (Sorcerer Theme)

Note : Music from the original motion picture soundtrack of Sorcerer, a William Friedkin film.
"The music of Tangerine Dream was an early and major inspiration fot the film of Sorcerer. I first heard the Tangerine Dream while in Munich for the opening of The Exorcist. Had I heard them sooner I would have asked them to score that film. A year later, we met in Paris. I told them the story of the film and gave them a script. I took more than two years to make Sorcerer. One day in the middle of a primaveral forest in the Dominican Republic, about six mounths into shooting, a tape arrived from The Dream, contains ninety minutes of musical impresions. It is from this tape that the film has been scored, though the musicians had not then nor even now as this is written seen any of the footage. Yet somehow they were able to capture and enhance every nuance of each moment where their music is heard. The film and the score are inseparable." (William Friedkin)

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Hypo - Jingles & Singles (Active Suspension, 2011)

Voici un des maxis indispensables d'Active Suspension, signé par le parisien Hypo, figure de proue du label et toujours actif aujourd'hui pour mon plus grand plaisir. Une electroncia ludique, gourmande, aux concassages et bidouillages aussi ludiques que ses influences sont riches, curieuses et variées. Soyez aussi curieux et ouverts qu'Hypo, il vous faudra peut-être un temps d'adaptation, mais croyez-moi c'est très addictif!

Hypo
Jingles & Singles

12'' Active Suspension ASS 04 (France, 11-2001)

01. Paris-Roubaix
02. Radu
03. Undercovered
04. Copita
05. En Avant Lapon!
06. Tigers Do
07. Benny Björn
08. Rfm
09. Monina Does Not Exist
10. Last Jingle
11. Beagle
12. Kotva des Cuivres

Ce qu'en disait le label :
HYPO A.K.A. Paris based, new wave fanatic Anthony Keyeux, was introduced by Brighton label Spymania. "Jingles & Singles" is HYPO's first record for Active Suspension, a hectic blend of bubble-gum pop bits, messy glicks'n'cuts, noisy pop overtones, synthetic new wave waste, plunderphonic hijacking in the great tradition of John Oswald and VV/M and fainting woman singer ritornella. Hypo follows his own playful-electro peregrinations and twists and strangles pop music. (Active Suspension)

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L'Altra - Ouletta (Aesthetics, 2002)

L'Altra est un de ces secrets trop bien gardés du petit monde du rock indépendant. Une amitié qui se termine, un couple qui se sépare, il en faut peu pour briser la magie d'un groupe. Après un long hiatus, L'Altra est revenu cette année sur Acuarela, dans une formation différente mais avec toujours cette même discrétion, cette pudeur. Là, je vous propose un single disponible lors de la tournée de promotion du deuxième album du groupe, In the Afternoon - qui faisait suite au merveilleux Music of a Sinking Occasion sorti en 2000. L'occasion de réentendre la voix tant aimée de Lindsay Anderson.

L'Altra
Ouletta

7'' Aesthetics AST31 (USA, 2002)

a1. Ouletta
b1. Ouletta

Note : Recorded during L'Altra's "In The Afternoon" sessions.
This single was released to coincide with L'altra's 2002 European tour.
Limited to 800 copies.

http://www.mediafire.com/?m1bjxm7g2a14g3i

Aaron Martin & Justin Wright - Light Poured out of our Bones (Preservation, 2011)

Aaron Martin a déjà signé quelques disques de folk ambient intéressants pour Uder the Spire ou Preservation - déjà. Justin Wright est surtout connu pour son projet space-rock Expo 70, aux sorties multiples à juste titre postées en quantité sur la blogosphère. Dans cette collaboration, Martin apporte certainement sa personnalité, mais j'y entends surtout le psychédélisme space typique d'Expo 70, que j'ai déjà entendu plus inspiré par ailleurs. Aux premières écoutes je n'accroche pas, mais je vais quand même donner du temps à cet album. Avec le net, on peut télécharger 20 albums par jour, auxquels on jette une oreille distraite - à condition déjà d'avoir dézippé les fichiers. On en oublierait qu'un album ne se dévoile pas toujours entièrement dès la première écoute, et que non la musique n'est pas un banal produit de consommation. Il ne me reste qu'à prendre le temps de trouver - ou pas - la clé pour entrer dans ce disque.

Aaron Martin & Justin Wright
Light Poured out of our Bones

CD Preservation CIRCA611 (Australia, 09-2011)

01. Brush Fire
02. Moon Smoke
03. Sleep Threaded into Ashes
04. Shallow Breather
05. Light Poured out of our Bones

Note : A limited edition of 300 copies.
Aaron Martin is a multi-instrumentalist who has previously recorded three acclaimed albums on Preservation; Almond. River Water and Chautauqua. He has developed an idiosyncratic, singular and engaging style with his electro-acoustic compositions tracing an arc for a new kind of Americana steeped in cinematic ambience and alien wonder.
Justin Wright is better known as Expo 70. As Expo 70, Wright has a long string of recordings dedicated to pursuing extended meditations for solo guitar that draw upon krautrock, drone and space exploration.
In blooding their collaboration on tape recording Light Poured Out Of Our Bones at Wright’s home studio in Kansas City, Missouri, Martin and Wright combine for a work set deep with epic, foreboding resonance. Angling between wired and taut guitar serrations and slithering, loping synth textures mingling with cello, organ, banjo, singing bowls and voice, these pieces trip out on their own psychedelic reverie with a dark kind of ecstasy.
Compelling and hypnotic, this is music conjuring strange dream sensations to wholly succumb to. (Preservation)

http://www.mediafire.com/?2wrdc2v5r44q8bm

Beirut - The Rip Tide (Pompeii, 2011)

Oui oui, je sais! Ce disque a déjà été posté partout depuis l'été! Ce post n'intéressera que les retardataires qui sont tombés sur des liens morts. Mais j'ai une excuse, je n'ai commencé à l'écouter que ce weekend, et je suis tombé sous le charme. J'avais des réserves à l'époque du premier album de Beirut. Moins sur la musique que sur l'enthousiasme suspect autour de Beirut. C'est sûr qu'un gamin de 18 ans qui débarque avec une fanfare des Balkans, ça surprend dans le petit monde du rock indépendant. On le regarde au mieux comme une curiosité. Plus lisse, le second album m'avait par contre pleinement convaincu, et ce troisième confirme un coup de coeur durable. Alors oui, il y a toujours cet enthousiasme, mais Zach Condon a vieilli, pris de la bouteille. Alors oui, il y a toujours cette fascination pour les noms de ville - ce qui nous faisait visiter une France de carte postale trop irréaliste. Alors oui, ça s'appuie toujours sur l'énergie de cette fanfare, mais ce n'est pas qu'un gimmick. Car il y a derrière tout ça de vraies compositions d'un haut niveau, un talent mélodique imparable, une vraie personnalité qui est là pour un moment. Deux défauts tout de même à cet album euphorisant : sa pochette et sa durée. La pochette est sobre et élégante, mais fait bien pâle figure en comparaison des précédentes. Et à peine plus de trente minutes, c'est trop court! D'ici à ce que cet album autoproduit - Pompeii est la propre structure de Zach Condon - soit réédité sur un plus gros label avec un nouveau package et des titres bonus, ça ne m'étonnerait pas! En même temps, pour ce que ce téléchargement vous aura coûté, vous n'allez pas vous plaindre!

Beirut
The Rip Tide

CD Pompeii Records POMP-03 (USA, 08-2011)

01. A Candle's Fire
02. Sante Fe
03. East Harlem 
04. Goshen 
05. Payne's Bay
06. The Rip Tide
07. Vagabond
08. The Peacock
09. Port of Call

http://www.mediafire.com/?7d93dqpk2aave75

21/09/2011

Daphne Oram - Electronic Sound Patterns (His Master's Voice, 1962)

Ah, ces petits bidouillages électroniques de nos ainés! On en trouve régulièrement au fil de ce blog, j'en raffole. Il est intéressant de noter que ces choses avant-gardistes n'étaient pas coupées du grand public, qu'il s'agisse de la musique concrète accompagnant les Shadoks ou de ces vignettes destinées aux enfants.

Daphne Oram
Electronic Sound Patterns

7'' His Master's Voice 7EG 8762 (UK, 1962)

a1. Melodic Group Shapes 1
a2. Melodic Group Shapes 2
a3. Three Single Sounds Taken in Canon
a4. Rhythmic Variation 1
a5. Rhythmic Variation 2
b1. Ascending and Descending Sequences of Varying Nature

Note : Composed and created by Daphne Oram. Released as part of the Listen, move and dance series (Volume 3) and BBC programme to help children dance.
"Teachers seeking original material have found this new approach exciting and stimulating in their creative work for music, movement and drama. The Sound patterns are intended for children to enjoy and may lead them into movement of dance-like character, or involve them in imaginative situations. People who are interested in sound production may like to know that these sound patterns were created by Daphne Oram at her Electronic Studio in Kent. By using audio generators, many tape recorders, filters, ring modulators and other electronic devices she built up the tone colours, pitched each of the notes separately, gave them duration and dynamics and finally spliced the notes together to obtain the required rhythms and sequences." (sleevenotes)

http://www.mediafire.com/?kd7n8ga3gfv9k0d

Tin Foil Star - I Lost my Greatest Moment (Active Suspension, 2000)

Faut pas croire, je n'écris pas que des bêtises! Dans un précédent message, je décrivais la musique de Tin Foil Star comme monochrome et lunaire. Ce que vient confirmer ce single sorti sur Active Suspension, qui était pressé sur un vinyle tout blanc. Lunaire jusque dans son support physique.

Tin Foil Star
I Lost my Greatest Moment

7'' Active Suspension AS 06 (France, 02-2000)

a1. I Lost my Greatest Moment
b1. Dancing in the Night Away
b2. How Tears Can Change your Face

Note : Arne Van Petegem from Belgium needs very little introduction. After a bunch of singles and splits w/ Isan, Azuza Plane, Mahoganey... he now does more electronic oriented music under the name of Styrofoam. Arsenal of fluttering, fragile angel-wing melodies, crystal-blue lakes and pristine icy mountains tracks, this Tin Foil Star record has the ability to keep you fresh. (Active Suspension)

http://www.mediafire.com/?7dsdc27x675u59h

Sawako - Nin (Aesova, 2002)

Un mini-CD de la japonaise Sawako, connue grâce à ses albums pour 12k ou Anticipate. Rien que le nom de ces labels devrait vous mettre la puce à l'oreille. Neuf petites pièces très expérimentales, parfois plus douces grâce aux field recordings ou par l'apparition d'une harpe. C'est un travail très délicat, où l'expérimentation n'empêche pas la douceur et la contemplation.

Sawako
Nin

CDr3'' Aesova 00010100 (USA, 2002)

01. 1
02. Asiat
03. Belll
04. Bass
05. Passage
06. .PS
07. Fin
08. La
09. Light

Note : Sawako is a Japanese sound artist based in Tokyo. She graduated from Keio University, SFC, Japan, in 2002 where she studied computing culture and sound with Christopher Penrose, as well as environmental information as interdisciplinary research. Sawako's music is deeply contemplative with a strong aleatoric component. The control/uncontrol dialectic comes from her experience in art, documentary video, and workshops for amateur artists.

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Ryonkt - Window to the Room (Under the Spire, 2010)

Pause ambient! La musique du japonais Ryo Nakata est très calme. Rien ne ressemble plus à un morceau de cet album que le titre suivant, ce qui est au choix monotone ou la preuve d'une belle unité. Heureusement, il y a ici ce supplément de souffle et de chaleur humaine qui fait qu'on en s'ennuie pas et qu'on se laisse porter.

Ryonkt
Window to the Room

CDr Under the Spire spire020 (UK, 01-2010)

01. Day 1
02. Day 2
03. Day 3
04. Day 4
05. Day 5
06. Day 6

Note : Written by Ryo Nakata. Limited to 200 hand-numbered copies.
Ryonkt (Ryo Nakata) recently had a CD out on Experimedia. It's a nice example of contemporary minimalism with very subtle tones. Everything here feels very precise. Ultimately this becomes very hypnotic. (Norman Records)

http://www.mediafire.com/?u5djkhutdabiwzt

Kay Martin - Kay Martin and Her Bodyguards (Roulette, 1958)

Plutôt qu'un revival rockabilly, préférer l'original. Mettons donc une pièce dans le juke-box et profitons de ces versions de Fever ou de Summertime. Kay Martin (pas touche! elle est avec ses gardes du corps) est surtout connue pour son album ''I know what he wants for Christmas...but I don't know how to wrap it!'', dont à vrai dire on connait surtout la pochette sans l'avoir écouté! Est-ce que je peux le poster lui-aussi? Bien sûr, mais à Noël!

Kay Martin
Kay Martin and Her Bodyguards

LP Roulette R-25014 (USA, 1958)

01. Fever
02. Blue Moon
03. Big Mamou
04. Can't Help Lovin' Dat Man
05. Sentimental Journey
06. I Ain't Mad At 'Chu
07. The Heel
08. Summertime
09. Swamp Girl
10. I Got It Bad
11. Johnny Guitar
12. Baby, Did You Hear

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20/09/2011

DJ Shadow - Def Beat Remixes Vol. 8 (Def Beat, 2006)

Je viens d'écouter le dernier DJ Shadow. J'avais peur, et mes craintes ont hélas été confirmées. Il y a de quoi vous rendre nostalgique. Et puisque la nostalgie c'est se retourner vers le passé quand on ne se sent plus en phase avec le présent, voici une compilation qui rappellera pourquoi Josh Davis a malgré tout été si important, un géant de l'abstract hip-hop aujourd'hui à terre. La série des Def Beat Remixes n'a rien d'officiel, ces compilations prennent des titres aux origines diverses, la qualité sonore varie, et ce qu'on écoute ne correspond pas toujours au tracklist affiché sur la pochette. La routine des bootlegs, quoi! Je vous proposerai sans doute ultérieurement d'autres volumes de la collection - malgré les réserves d'usages il y pas mal de pépites à y trouver. Et vous l'aurez compris, mieux vaut se replonger dans l'infini Endtroducing de DJ Shadow et se tenir à l'écart de son nouvel album.

DJ Shadow
Def Beat Remixes Vol. 8

2x12'' Def Beat DBRLP008 (UK, 2006)

a1. DJ Shadow - Entropy (Part C - Count & Estimate)
a2. DJ Shadow - Six Days (Remix)
a3. DJ Shadow - '89.9 Megamix'
b1. UNKLE - Guns Blazing (Drums of Death Part.1) [Instrumental]
b2. DJ Shadow - Midnight in a Perfect World
b3. DJ Shadow & Dan the Automator - The Good the Bad and the Chutney
c1. DJ Krush - Meiso (Klub Mix)
c2. Groove Robbers - Hardcore (Instrumental) Hip Hop
c3. DJ Shadow - Organ Donor (Extended Overhaul)
c4. Dr. Octagon - Waiting List
d1. Radiohead - The Gloaming (DJ Shadow Remix)
d2. Depeche Mode - Painkiller (Kill the Pain Mix)
d3. DJ Shadow - Number Song (LP Version)

Note : Unofficial release.

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Philip Jeck - Suite: Live in Liverpool (Autofact/Touch, 2008)

Philip Jeck travaille avec des platines, de vieux vinyles et des vieux tourne-disques. A partir de cette matière sonore - et avec des tables de mixage et des synthés, il crée des boucles et des ritournelles au charme brumeux. Bien au-delà d'un simple exercice de recyclage, le résultat nous plonge dans une rêverie loin de tout gimmick, une musique mélancolique et planante. Pour quelqu'un qui travaille avec des microsillons, avec cet album c'est pourtant la première fois que sa musique sort en vinyle. Et c'est très beau!

Philip Jeck
Suite: Live in Liverpool

LP Autofact Records / Touch FACT11/Tone 29 (UK, 10-2008)

01. Press
02. Intro Roll
03. Live with Errors
04. All That's Allowed
05. Chime, Chime

Note : Recorded at Hive, FACT, Liverpool on 25th October 2006 as part of Touch 25. Live to M–Audio Microtrack 24/96. Edited by Philip Jeck April 2007. Cut by Jason at Transition 14th May 2007. Cover by Jon Wozencroft. Thanks to the Hive Collective and Rosy Parlane. All tracks composed by Philip Jeck.
"Suite: Live in Liverpool" follows Philip Jeck's acclaimed collaboration with Gavin Bryars and Alter Ego on a new version of 'The Sinking of the Titanic' (Touch Tone 34). It is the companion release to his latest solo album, 'Sand'; a set of five new compositions that highlight Jeck's mastery of vinyl manipulation, personal and collective memories.
'Suite' is at once elegiac, celebrational, mournful and uplifting. Those who have followed Jeck's development since his first release, "Loopholes" (Touch TO:26) will observe his return to the industrial textures that coloured that collection, though here they are fused with his symphonic grace and continued development as a composer and live performer. (Touch)

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Empress - Tea for Two (Misplaced Music, 2003)

Piano, guitare, douceur fragile et lenteur mélancolique en provenance de Leeds au menu de ce single. Le tout est surtout habité par la voix de Nicola Hodkinson, qu'on retrouvera plus tard accompagnant le duo Remote Viewer. Ces quatre titres exclusifs semblent être la dernière trace discographique du groupe à ce jour.

Empress
Tea For Two

7'' Misplaced Music MM05 (UK, 09-2003)

a1. People Do Worse
a2. Drink the Town Dry
b1. Tea for Two
b2. Tutto Solo

Note : Delicately frail 4-track offering from Empress that oozes tear stained lullabies and deep melancholia like it was going out of fashion. 'Tea for Two' has the same kind of icy fragility that's more associated with the likes of Mum, clockwork toy electronics recalling early Plone quietly unfurl growing in stature from a whisper to a murmur all the time Nicola Hodkinson's softening vocals caressing the surface. 'Tutto Solo' is both haunting and tragic sounding so much so that you'll find it difficult to resist giving it a re-assuring cuddle. Rustic chords and a listless piano with the merest of clicks and shuffles flutter elegantly catching cold in the winters gaze. So sparsely arranged is 'People do worse' that you'll literally be heart breaking on the spot, shyly beautiful but painfully sorrowful as the near still melodies almost pick at your emotions. Concluding with 'Drink the town dry' that courts with child like melodies lovingly lost in their own beguiling magic, it's enough to make a grown man weep and I should know. All in all think of a docile Broadcast being remixed by Boards of Canada and Low in the background fooling with the resulting tapes. (Losing Today)

Ce qu'en disait le label :
Empress are one of the most fragile, heart wrenching bands to have emerged from Leeds well, ever. They made a series of fine LPs and 7"s on 555 a few years back (which often got them compared to Low) but following an album on Stephen Pastel's Geographic imprint the band has laid low. What is certain now though is that their new songs or the equal and quite possibly the better of anything they've done before. (Misplaced Music)

http://www.mediafire.com/?74k4zq6gvbzgorp

19/09/2011

Oren Ambarchi - Live at Uganda (Uganda, 2008)

Une nouvelle illustration du talent et du style inimitable du guitariste australien Oren Ambarchi. Un drone profond, tout en suspension, un lent crescendo où les silences entre les notes sont aussi importants que les notes elles-mêmes... avant que ça devienne plus bruyant!

Oren Ambarchi
Live at Uganda

CDr Uganda (Israel, 2008)

01. Untitled

Note : Recorded live in Jerusalem on July 2008.
limited to 50 hand-numbered copies.

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Pita - A Bas La Culture Marchande! (No Fun Productions, 2007)

Pita est le projet de Peter Rehberg, par ailleurs membre de FennO'Berg en compagnie de Christian Fennesz et Jim O'Rourke, et co-fondateur du légendaire label Mego. Label important, puisque j'en connais quelques uns pour qui Endless Summer de Fennesz a été l'album qui leur a ouvert les portes des musiques dites expérimentales. Qu'on se le dise, ce type est une pointure, du genre à vous vriller les tympans avec son laptop! Sorti sur le bien nommé No Fun Productions, ce vinyle est moins raide qu'on pouvait le craindre, il est même presque calme par endroits! Et à bas la culture marchande, puisque je souhaite bien du plaisir à la culture marchande pour récupérer ça.

Pita
A bas la culture marchande !

LP No Fun Productions NFP11 (USA, 04-2007)

a1. PK II
a2. Atrackals
b1. 1127429874
b2. 1134 Parts 1+ 2

Ce qu'en disait le label :
Pulsating inhuman sounds, minimal drone work, silence? harsh layered electronics and total death. Explorations into the infra-worlds with a few tool boxes and a fucking gigantic drill of destruction manned by a single man, Mr. Peter Rehberg-A sick man and 20th/21st century Pioneer of evil electronic music with all the secret formulas to create artificial breakdowns of space and time. Hail primal electronic darkness. First vinyl from Pita in several years. Limited to 300.

http://www.mediafire.com/?smoo31a92uty62f

Tin Foil Star / Isan - Split (Atomic, 1998)

Un split chérissable sorti sur le label belge Atomic. D'un côté on trouve Tin Foil Star, projet ambient d'Arne Van Petegem avant qu'il ne devienne plus ouvertement pop sous le nom de Styrofoam. Sa musique est lunaire et endormie, et c'est cette absence de couleurs, cette pâleur cotonneuse qui en font le charme. En face B, on retrouve pour notre plus grand plaisir le duo anglais Isan (Robin Saville et Antony Ryan). Moins connu que d'autres, ne bénéficiant pas par exemple de la puissance médiatique d'un label comme Warp, Isan est ce qui arrivé de mieux à l'electronica depuis une dizaine d'années. Ceux qui les ont découvert avec les albums Beautronics et Salamander se souviennent encore de l'émerveillement que ces disques procuraient. Et sur ce maxi, ils livrent au passage avec Calf un de mes morceaux préférés. C'est bien pour ça que je vous le propose!


Tin Foil Star / Isan
Split

10'' Atomic Recordings ATOM TWO (Belgium, 09-1998)

a1. Tin Foil Star - We Don't Need Time
a2. Tin Foil Star - Ruins
a3. Tin Foil Star - You Never Even Tried
b1. Isan - Phoeb
b2. Isan - Calf
b3. Isan - Comb

http://www.mediafire.com/?4h1bmj0ixi7aroe

Piero Umiliani - Tra Scienza e Fantascienza (Omicron, 1975)

Non content d'avoir un nombre considérable de bandes originales de films à son actif - parmi lesquelles quelques classiques, Piero Umiliani a aussi enchaîné quantité de disques d'illustration musicale. Si certaines de ces productions alimentaires sont fatalement plus faibles que d'autres, cet album vous réservera des surprises. Armé de son moog, Umiliani sonne tout aussi actuel que les meilleurs groupes minimal synth ou electroncia du moment. Moderne et jubilatoire!

Moggi (Piero Umiliani)
Tra Scienza e Fantascienza

LP Omicron LPM 0040 (Italy, 1975)

01. Cowboy Spaziale
02. Officina Stellare
03. Danza Galattica
04. Saltarello Marziano
05. Jingle No 1
06. Automa
07. Tarantellaccia
08. Bric Brac
09. Soundmaker Blues
10. Gadget
11. Soft Key
12. Happy Accompaniment
13. Futuristic Jam I
14. Futuristic Jam II
15. Killer Robot

Note : Piero Umiliani: Moog; Giovanni Tommaso: Bass; Vincenzo Restuccia: Drums.
Recorded at Sound Workshop, Roma, Via S. Tommaso D'Aquino 65.
Produced & Selected by Rocco Pandiani.

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St. Christopher - Ce Soir (Soirée, 1995)

Toujours actif malgré plus de vingt ans au compteur, St Christopher peut compter sur une base de fans fidèles. Malgré des disques importants comme le 10'' Bacharach sur Sarah ou Man I Could Scream sur Vinyl Japan, le groupe n'a jamais vraiment dépassé le cercle cette base. Les détracteurs sont allergiques au chant de Glenn Melia - qui transpire pourtant la sincérité à chaque seconde, aux arrangements et aux chansons dans leur ensemble. C'est vrai, hélas, que sur certains albums tardifs les compositions sont inégales. Ici, entre Alpine Village et You Deserve More Than A Maybe, on est dans le haut du panier. Si vous n'êtes pas réfractaires au style particulier du groupe, vous apprécierez ce live officiel ultra confidentiel. Si vous trouvez ce disque chez un disquaire, je vous conseille de prendre un ticket de loterie en même temps, parce que c'est vraiment votre jour de chance!

St. Christopher
Ce Soir

CD Soiree Records CD1 (1995)

01. Away
02. The Thrill of the New
03. Dive
04 Alpine Village
05. Wildest Dreams
06. Baptise Me, Baby
07. Where You Are, Everything Is
08. Everything Now
09. Antoinette
10. Young Nun
11. Dark
12. Here Comes the Past
13. Remember Me to Her
14. You Deserve More Than a Maybe
15. The Stars Belong to Me
16. Magic Spell
17. The Last Laugh
18. Tranquility
19. With Her in Mind
20. Stab

Note : A special release from St. Christopher. This is a live album including 15 wonderful tracks in concert plus 5 in FNAC session. Very rare and unmissible!

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18/09/2011

Philus - Kolmio (Sähkö, 1998)

Que diriez-vous d'un maxi de minimal techo? C'est comme il se doit hypnotique et entêtant. Et derrière ce pseudo, on n'aurait pas forcément deviné que se cachait Mika Vainio, moitié de Pan Sonic. Quoique... En fait si, on aurait pu deviner que c'était lui!

Philus
Kolmio EP

12'' Sähkö Recordings SÄHKÖ-014 (Finland, 01-1998)

a1. Ionit
a2. Tele-Ctro
b1. Acidophilus
b2. Kuvio 3

Note : Mastered by Robert Henke.
Mastered at Dubplates & Mastering, Berlin.

http://www.mediafire.com/?y5tnyid0thdj8gr

Osamu Kitajima - The Source (Epic, 1984)

East meets West. Koto et synthés, les cyniques sentent venir la soupe new age à plein nez. La fusion est hasardeuse sur le papier, le résultat séduit au final. Victor Feldman au piano, Dorothy Ashby à la harpe, vous avouerez que dans le studio californien où ça a été enregistré, Osamu Kitajima savait s'entourer! Cette rencontre entre musiques électroniques occidentales et sensibilité traditionnelle japonaise reste un joli moment.

Osamu Kitajima
The Source

LP Epic 26627 (UK, 1984)

01. Heavensent
02. Thru Cosmic Doors
03. Eye To I

Note : Acoustic Guitar, Koto, Percussion, Synthesizer - Osamu Kitajima; Koto - Osamu Kitajima; Lyricon - Richard Elliot; Percussion - Michael Fisher; Shakuhachi - Masakazu Yoshizawa; Violin - David Mansfield.
With : Harp - Dorothy Ashby; Piano [Acoustic] - Victor Feldman; Synthesizer - Joe Curiale.
Recroded at Red Wing Sound, Tarzana, California. Mixed at Skyline Recording, Topanga, California.
"To the family of Dorothy Ashby [Harp] our profound condolences regarding her sudden passing. We will always remember Dorothy's special talent and enjoyable times we spent creating music."

http://www.mediafire.com/?p9r9q59re4tdan4

Suns of Arqa - Cosmic Jugalbandi (Arka Sound, 1999)

Le dub des Suns of Arqa en mode ambient et tribal. Appelez ça de l'experimental dub si vous voulez. Toujours sur les bons coups, John Leckie et Youth viennent s'en rouler un derrière les manettes. On se revoit quand je serai redescendu. La pochette est moche, je n'y peux rien!

Suns of Arqa
Cosmic Jugalbandi

CD Arka Sound Arka 22115 CD (UK, 1999)

01. Based on Raga Bhupali (John Leckie Mix)
02. Based on Raga Khammaj (John Leckie Mix)
03. Based on Raga Khammaj (Zion Train Mix)
04. Based on Raga Puria Dhaneshri (John Leckie Mix)
05. Based on Raga Puria Dhaneshri (Zion Train Mix)
06. Based on Assane folk tune (John Leckie Mix)
07. Based on Assane folk tune (Zion Train Mix)
08. Based on Raga Bhairavi (John Leckie Mix)
09. Based on Raga Bhairavi (Zion Train Mix)
10. Based on Raga Misra Bilawal (John Leckie Mix)
11. Based on Raga Misra Bilawal (Zion Train Mix)
12. Based on Raga Khammaj (Youth Mix)

Note : A cosmic jugalbandi based on five ragas:
Track 1 based on Raga Bhupali.
Tracks 2, 3, 12 based on Raga Khammaj.
Tracks 4, 5 based on Raga Puria Dhaneshri.
Tracks 6, 7 based on Assane folk tune.
Tracks 8, 9 based on Raga Bhairavi.
Tracks 10, 11 based on Raga Misra Bilawal.
Fans of vintage roots reggae know the Suns of Arqa as the band that backed up Prince Far I on his excellent live album of 1982. But their usual domain is an unusual fusion of South Asian and Western music that tends to steer clear of the punk and dancehall extremes of the Asian Underground movement in favor of a more contemplative style that comes across as a bit more respectful toward the religious and classical traditions from which it draws. Which is not to say that the Suns of Arqa shy away from laying down a heavy groove. On Cosmic Jugalbandi, the group takes material from five traditional ragas, and each track begins with the flute and/or violin's traditional arrhythmic exposition of the raga's scale. But at the point where a rhythmic pulse usually enters the picture and the tabla or mridangam would begin embellishing the proceedings with intricate rhythmic variations, the Suns of Arqa add a dark, melodic reggae bassline and a few shards of dubbed-up trap drums. It's an unusual and highly effective approach, and one that doesn't vary much from track to track, creating a consistent but never boring listening experience. The album's final track, however, finishes off the program with an aggressively dub-inflected mix by Youth. A must for fans of the Asian Underground scene, modern bhangra, jungle, or experimental dub.

http://www.mediafire.com/?273iu59yav0o38g

Roy-Arne Knutsen - Silence (Tosom, 2006)

Vingt minutes de pur ambient à écouter les yeux fermés. Nous sommes dans une barque, au fil de l'eau. Il fait frais, il fait même froid, un peu. Est-ce qu'il pleut? Est-ce qu'il va pleuvoir? Je ne sais pas, le disque est déjà fini et j'ai rouvert les yeux.

Roy-Arne Knutsen
Silence

CDr Tosom TOSOM 017 (Germany, 04-2006)

01. Outlying Fields
02. White Carpet Part 1
03. White Carpet Part 2
04. Plateau

Ce qu'en disait le label :
TOSOM is proud to present the second release by this new ambient artist. And I'm sure in the future we gonna hear often his name. Roy-Arne comes from Norway his music is influenced by his childhood - it must have been a wonderful time. "Silence" contains four tracks very beautiful, calm and quiet tracks.
Close your eyes and listen to this soundpictures, escape from everything and enjoy his music and let the sound takes you somewhere you wish to been.
Limited and numbered edition of 150 copies comes in a gloosy cardboard sleeve.

http://www.mediafire.com/?c9hui8e1di9e5xh

John Scott - Inseminoid (Citadel, 1981)

Sur la jaquette du DVD, le regretté éditeur Neo Publishing nous annonçait ''le film qui a traumatisé toute une génération''. Faut pas pousser! Ce sous-Alien du pauvre signé par l'anglais Norman J. Warren, spécialiste du fantastique fauché aux effets naïfs pompés à droite et à gauche n'empêchera pas grand monde de dormir. On peut en rire comme d'une série Z, on peut aussi lui reconnaître un petit charme malsain si on est amateur de SF et de cinéma B déviant. La bande originale de John Scott est aux diapason avec ses synthés évocateurs. Pour plus de détails sur le film, je vous renvoie à la critique - positive - du site Devildead.

John Scott
Inseminoid

LP Citadel Records CT 7023 (UK, 1981)

01. Main Title
02. The Chrysalis
03. Virus
04. Death in Space
05. The Creature Strikes
06. The Insemination
07. Sandy's Metamorphosis
08. Sandy's Warning
09. Sandy Kills
10. Birth of the Twins
11. Death of Sandy
12. Inseminoid

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Et l'affiche en cadeau. Les mauvaises langues prétendent qu'elle n'a pas été censurée parce que choquante mais refusée parce que trop ridicule!

Bang Bang Machine - The Geek EP (Jimmi Kidd Rekordz, 1991)

Est-ce qu'il vous est déjà arrivé de tomber sur une chanson au hasard et de bondir en vous disant ''bon sang! c'est donc ça ce titre génial que j'avais entendu il y a quinze ans!'' ? Geek Love, c'est ce genre de titre, qui fera tilt chez les auditeurs de Lenoir ou de John Peel. D'autres maxis ont suivi, des albums aussi, pas mauvais - même plutôt bons dans le genre, mais jamais Bang Bang Machine ne renouvellera l'exploit. Coup de génie isolé, miracle? Jamais le groupe ne fera quelque chose d'aussi épique que ce Geek Love d'anthologie. Et pour être franc, j'ai même hésité à inclure la face B du maxi.

Bang Bang Machine
The 'Geek' EP

12'' Jimmi Kidd Rekordz JKR 001 (UK, 1991)

a1. Geek Love
b1. Flower Horse
b2. The Fuck Machine

Note : Recorded at Far Heath Recording Studio, Northamptonshire August to September 1991.
Side A: A PORKY PRIME CUT - ORLAKE
Side B: IT'S FUCKING BEAUTIFUL MAN! - A PORKY PRIMER - ORLAKE
Geek Love was voted Number 1 in John Peel's Festive Fifty in 1992.

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Lambchop - Black Session (2004)

Je sens que cette session va être parmi les plus téléchargées... Et même si j'aimerais qu'un disque comme le Wingdisk ait autant de succès, je vous comprends! Je ne vous ferai pas l'insulte de présenter la neo-country iconoclaste du menuisier Kurt Wagner et de sa fanfare tranquille. Soit vous êtes déjà irrémédiablement amoureux, soit vous allez le devenir en l'écoutant. Si je devais trouver un défaut à cette session, c'est qu'elle ne comprend pas Soaky in the Pooper, ce titre qui à lui seul dépasse la discographie complète des Tindersticks - c'est dire à quel niveau on se situe! Pour se consoler, on se repassera en boucle Up with People, qui dans un monde moins sourd aurait été un tube planétaire.

Lambchop
Black Session


01. I Haven't Heard a Word I've Said
02. The Lone Official
03. Nothing but a Blur from a Bullet Train
04. Each Time I Bring it up it Seems to Bring You Down
05. Something's Going on
06. Every Waking Moment
07. Low Ambition
08. There's Still Time
09. (joke)
10. The Old Gold Shoe
11. Up with People
12. (break)
13. Steve McQueen
14. The Man Who Loved Beer

Note : Studio 105, Maison de la Radio, Paris, 26-02-2004.

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Bel Canto - Black Session (1996)

Voilà une Black Session qui nous change des habituels groupes anglais à guitares! Plaisir coupable, plaisir caché? Je devine ce qui plaisait à Lenoir dans cette pop synthétique, nordique et radieuse: le chant d'Anneli Drecker. Les titres des albums parlent d'eux-mêmes: Birds of Passage, Shimmering Warm & Bright, Magic Box... Il y a un petit côté Cocteau Twins en moins cryptique, des saveurs arabisantes, et un charme certain! Ce qui m'a le plus surpris, c'est de découvrir qu'aux débuts du groupe, Bel Canto comptait Geir Jenssen parmi ses membres. Oui, le Geir Jenssen féru d'alpinisme qui signera des chefs d'oeuvre tels que Cirque ou Substrata sous le nom de Biosphere.

Bel Canto
Black Session


01. Big Belly Butterflies
02. In Zenith
03. Unicorn
04. Birds of Passage
05. Wakixio Will
06. Rumour
07. Bombay
08. Free Lunch in the Jungle
09. Didn't You Know It ?

Note : Studio 105, Maison de la Radio, Paris, 29-03-1996.

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Fatima - Follow You (Eglo, 2011)

Finalement, sorti de Massive Attack, Portishead et un ou deux autres noms, le trip-hop n'a jamais vraiment été mon truc. Trop cool, trop sirupeux, trop suave ou trop fabriqué, allez savoir. Peut-être que je n'aime pas cette façon synthétique d'imiter une attitude ''cool'' supposée que des jazzmen créent en live avec bien plus de souffle. Et pourtant, en 2011, le genre bouge encore, pas complètement vampirisé par le dubstep! Et ce maxi entre trip-hop, future jazz et pointes de deep house me fait fondre complètement. Pour les anciens auditeurs de Lenoir j'ajoute un indice : c'est la musique idéale d'un programme cool du vendredi, juste avant les caresses et les bises à l'oeil. A bon entendeur.

Fatima
Follow You

12'' Eglo Records EGLO 14 (UK, 05-2011)

a1. Cinnamon
a2. Mind
b1. Innervision
b2. Red Light

Note : Lyrics by Fatima Bramme Sey.
Produced by Sam Shepherd.
Exquisite offerings from Eglo's blessed soul vocalist, Fatima Bramme Sey, atop the creamiest beats from equally talented producer/label boss, Floating Points. If you've dipped into the warm waters of modern Soul in the last few years it's highly likely you're familiar with Fatima's output already, from her appearances on DVA's 'Just Vybe (Soule:Power Mix)' to Shafiq Husayn's 'Lil Girl' or a slew of Eglo releases. Make no mistake, though; this is the one you need! The A-side is a luxurious showcase in three parts: from the bass-suspended red-carpet introduction of 'Cinnamon', through the soul-controlling R&B of 'Mind' and the compellingly classic-sounding 'Innervision'. However, we reckon it's likely the flipside will be hailed as the masterpiece of this record, and both her and Floating Points' calling card for time to come. On 'Red Light' her immaculately rendered tones rise from filigree Rhodes keys to be joined by tenderly gripping shuffle beats Theo P would be proud of, before unfurling into one of the most luxurious Deep House tracks you're likely to hear this year, if not the next five. The production throughout will potentially leave you breathless. (Boomkat)

http://www.mediafire.com/?1uv0f5c224na9bc

Laura Arkana met Peter Broderick - Lentemuziek (Hush, 2011)

Vous allez finir par croire que quand je poste une nouveauté, c'est toujours un disque qui ne m'a pas convaincu. C'est vrai que les derniers... Alors vous vous demandez pourquoi je m'acharne à en poster. Simplement parce que de temps en temps on tombe sur des albums comme celui-ci! C'est le court et très joli disque indie-folk d'une demoiselle qui vient des Pays Bas et qui chante dans sa langue natale. Encore une fois, la barrière de la langue n'empêchera pas de faire fondre les coeurs. Le dossier de presse nous dit que Peter Broderick aurait rencontré Laura Arkana à Paris et serait tombé sous le charme. Je ne sais pas quelle est sa part dans ce disque, si sa présence et son nom incitent davantage de gens à se pencher sur ces compositions d'une inconnue qui ne chante même pas en anglais c'est l'essentiel.

Laura Arkana met Peter Broderick
Lentemuziek

CD Hush Records HSH103 (USA, 09-2011)

01. Huilen
02. Luchtballon
03. Souvenirs
04. Prelude I
05. Het Vuilnis
06. De Mooiste Tijd Van Het Jaar
07. Prelude II
08. Koos

Ce qu'en disait le label :
It was late March in Paris when Peter Broderick was standing by the stage selling his music after an afternoon performance at an arts center. This is when Laura Arkana met Peter Broderick for the first time.
They became fast friends, strolling through the streets of Paris sharing stories and later sharing songs, passing a guitar back and forth. Broderick recounted: " I was blown away by her songs. She sings in dutch, these beautifully crafted haunting melodies, over the most steady and gorgeously fingerpicked guitar. I was in love with the music, but she was so shy about it, saying she'd hardly played the songs for anyone and had never recorded anything before."
A fortnight later, Arkana flew to Berlin. They rode bikes, ate and cooked amazing food, watched movies, and in a very casual way, recorded eight of Arkana's songs, six with guitar and voice, two for solo piano. Later, Broderick added his touch: "Since she left i have fallen in love with the songs more and more, listening to them on repeat all day and working on different arrangements with instruments around the house." This is when Laura Arkana met Peter Broderick for the second time. In music.
Shortly thereafter Nils Frahm mixed the album, and HUSH enthusiastically agreed to release it.
The recordings are warm and unfussy. For her part, Arkana paints specific details into her song-vignettes and sings with a conversational lilt. Her finger-picking--clean, and anchored--gives rhythmic flight to a sophisticated melodic sensibility. It were as if she arrived fully formed. For his part, Broderick combines a wealth of experience with his signature restraint and sensitivity, letting the songs breathe while enhancing their textural depth and dynamics with stringed instruments, vocals, and percussion. With a discography that contains over a dozen solo titles, half a dozen collaborative titles, and appearances on well over sixty other recordings (Efterklang, M. Ward, She & HIm, Balmorhea, Laura Gibson, Loch Lomond, Blitzen Trapper, Heather Woods Broderick to name but a few) within in a time frame of five years, Broderick has demonstrated he is in a class of his own as a musician, composer, and producer. Further, any record label would do well to add him to A&R staff, having established a canny ability for attracting and spotting musical talent. From his early work as a duo with folk icon Justin Ringle of Horse Feathers, to championing neoclassical u¨ber pianist Nils Frahm (after meeting him in much the same way as Arkana a couple years ago) Broderick has proved to have something of a golden ear.
With Laura Arkana met Peter Broderick (the word "met" here fulfills an international double entendre which translates to "with" in Dutch) listeners are delighted to discover song-scape like so many sprouting vines and stems intertwining with the relentlessness of Springtime in Paris, in Berlin, in where you are now.

http://www.mediafire.com/?lge63fi016kqycf

Nils Petter Molvaer - Baboon Moon (Columbia, 2011)

Le nouveau Nils Petter Molvaer, un disque que je n'attentais pas du tout! Je ne m'attendais pas à le voir sortir si tôt, et je ne m'attendais pas non plus à ce que j'y ai entendu. La trompette est toujours aussi magique, mais alors que je rêverais de le voir collaborer avec Murcof - une collaboration si évidente qu'elle est serait presque trop convenue, voilà une batterie qui débarque et qui frappe. L'évolution va en surprendre plus d'un, aux premières écoutes je ne sais pas encore s'il s'agit d'une bonne chose ou d'une impasse. J'avais découvert Molvaer sur ECM, ce disque n'y aurait plus sa place, à la rigueur sur Rune Grammofon. A découvrir rapidement, le lien risque de ne pas rester longtemps! C'est dur la vie d'un lien, traqué et tué sans pitié.

Nils Petter Molvaer
Baboon Moon

CD Columbia 88697959962 (Germany, 09-2011)

01 Mercury Heart
02 A Small Realm
03 Recoil
04 Bloodline
05 Sleep with Echoes
06 Blue Fandango
07 Prince of Calm
08 Coded
09 Baboon Moon

Note : Personnel: Nils Petter Molvær: electric and acoustic trumpet, voices, loops, bass synth; Stian Westerhus: electric and acoustic guitars, baritone guitars, analogue synth, hand percussion, takezither, Studer A80, Atari MX50508, harmonium, Roland RE-201, Hiwatt tape echo, vocals, prepared upright piano, Bedwin pianoframe, too many pedals; Erland Dahlen: drums, log drum, steel drum, metal percussion, singing saw vocal, harmonium, bells, candybox shaker; Susanne Sundler: vocals.
Beyond the obvious touchstones of trumpet, guitar and drums, there's so much unidentifiable sound here that it's nearly impossible to know who is doing what. Molvær's singing into his trumpet microphone is hard to discern, so processed and, at times, looped is it that it bears little resemblance to the human voice. But that's part of the magic of Baboon Moon, an album that challenges every preconception of sound as Molvær delivers yet another career-defining album of improv-heavy, at times hardcore at other times obliquely beautiful music that may stem from many sources, but ultimately exists in a space all its own.

http://www.mediafire.com/?a63ww315e262gwk

16/09/2011

Adelbert Von Deyen - Nordborg (Sky, 1979)

Avec le revival cosmique, je me pose une question : où les musiciens trouvent-ils leurs instruments? Dans des braderies, dans un grenier? Une chose est sûre, lorsque Adelbert von Deyen utilisait les instruments listés ci-dessous en 1979, ils n'avaient rien de vintage. Deux longues plages qui portent bien leurs titres, et qui portent bien leur nom de ''plages'' aussi!

Adelbert Von Deyen
Nordborg

CD Sky Records SKY 029 (Germany, 1979)

01. Moonrise
02. Iceland

Note : Equipment used: Arp Odyssey Synthesizer, Hohner Electronic Piano, Farfisa Organ, Farfisa String-Orchestra, Rhythm-Computer, Roland Mixer, Revox A 77 Taperecorder.
Adelbert von Deyen is a relatively obscure electronic artist whose style is very similar to the famed Klaus Schulze, even down to the album covers (both artists use paintings by surrealist painter Urs Amann for the album covers). Rightfully so, he claims Schulze as his main influence. His career lasted from the 1978 to the early to 1987. His first album, Sternzeit, is perhaps his most famous Schulze-like release. On later albums, like Eclipse, there was a definite spacey, Pink Floyd feeling present throughout. On this album, he even decided to incorporate vocals. Today, von Deyen no longer records and instead has become a painter.


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Kali Bahlu - Cosmic Remembrance (World Pacific, 1967)

La curiosité du jour! Une jeune californienne probablement sous LSD raconte quatre contes de fées aux enfants. Sitar et effets psychédéliques, à défaut d'un chef d'oeuvre de psychédélisme folk - on en est loin - c'est une capsule temporelle bien barrée.

Kali Bahlu
Cosmic Remembrance

LP World Pacific WPS-21875 (USA, 1967)

a1. Cosmic Remembrance
a2. A Game Called Who Am I
b1. How Can I Tell My Guru
b2. A Cosmic Telephone Call from the Angel Liesle and the Buddha

Note : Kali Bahlu takes the Forest Children on a journey of Cosmic Remembrance. In ballad and verse, Kali tunes in a world of fantasy and slips into the transparent land of wide-eyed forest children, Leprechauns, dwarfs, witches, warlocks, gremlins, gnomes and trolls, accompanied on sitar.

http://www.mediafire.com/?ddk01p0hdfat10q

Thundercat - The Golden Age of Apocalypse (Brainfeeder, 2011)

Curieux de voir ce que donnait cet album produit par Flying Lotus, je jette une oreille à ce disque d'un bassiste virtuose, qui a joué aussi bien avec les Suicidal Tendencies que Snoop Dog - pas vraiment mon univers pourtant! A la première écoute, ce funk futuriste mutant est plaisant, une virtuosité clinquante qui propulse néanmoins le tout avec une efficacité certaine. C'est proche des productions les plus funk de Warp, c'est un autre bon point. Pourtant, en le réécoutant, la sauce ne prend pas, et la basse est curieusement peu en avant. Moyennement concluant au bout du compte.

Thundercat
The Golden Age of Apocalypse

CD Brainfeeder BFCD023 (USA, 2011)

01. Hooooooo
02. Daylight
03. Fleer Ultra
04. Is It Love?
05. For Love I Come
06. It Really Doesn't Matter to You
07. Jamboree
08. Boat Cruise
09. Seasons
10. Golden Boy
11. Walkin' (feat. Erykah Badu)
12. Mystery Machine
13. Return to the Journey

Note : Executive Producer : Flying Lotus

Ce qu'en disait le label :
If indeed “you blows who you is,” as Louis Armstrong once famously said, then Stephen Bruner’s bass is a mainline to the soul of a man whose DNA was transcribed from the stars onto staff paper. His Flying Lotus-produced debut, The Golden Age of Apocalypse, offers both stone-cold skill and uncanny astrality, picking up where the pair left off on 2010's Cosmogramma and further distilling the jazz current running through that landmark Lotus release. A longtime contributor to others’ albums, Bruner, aka Thundercat, is accompanied by an impressive cast ranging from Erykah Badu to members of Sa-Ra and J*DaVeY, to pianist Austin Peralta and his own Grammy-winning brother, drummer Ronald Bruner, Jr. Still, the end result is unmistakably a Thundercat record — a lush and magical document combining classic jazz fusion, futurist electronic strains and timeless musical seeking.
A native of South Los Angeles, Bruner found his instrument at the age of 4. That made him a late-bloomer in the house of Ronald, Sr., who drummed with the Temptations among others. His first bass was a black Harmony, and he practiced to the Ninja Turtles soundtrack until pops played him Jaco Pastorius. School was a blur of lessons, sessions and waking up for zero periods. At 15, he scored a hit in Germany as part of the short-lived boy band No Curfew. At 16, he toured Japan with soul man Leon Ware and joined thrash legends Suicidal Tendencies (he’s still their bassist). More road and studio time followed, with everyone from Stanley Clarke to Snoop Dogg to Eric Benet. Eventually the name Thundercat stuck, a reference to the cartoon he’s loved since childhood and an extension of Bruner’s wide-eyed, vibrant, often superhuman approach to his craft. As one writer put it, he’s “a mutant jazz cat,” nuff said.
Spanning a cosmic stew of players, locations and times, The Golden Age of Apocalypse was years in the making even though Bruner had never planned on releasing his own music. But Lotus spurred him on, and each song became a journey. There’s the ebullient “Daylight,” a soft whirl of bluesy piano, New Age synth, snapping beats and warm bass. There’s “Walkin’,” an upbeat soul strutter powered by Bruner’s digitally distorted plucks. There are raw, improvised numbers like “Jamboree” and virtuosic bass pileups like “Fleer Ultra.” One of the album’s most stunning moments arrives with a spacious cover of George Duke’s “For Love I Come,” a taut beauty spangled with crystalline harp and keys. Bringing this string of divinely unexpected moments to a moody and cinematic close is “Return to the Journey.” There, Bruner sings, “Time will pass us by,” but listeners needn’t worry. Inside of this space, time really isn’t a thing.

http://www.mediafire.com/?qaf9mu32xmg9d9p

Laurel Halo - Hour Logic (Hippos in Tanks, 2011)

J'avais eu un coup de coeur pour l'album collaboratif de Borden, Ferraro, Godin, Halo et Lopatin (Frkwys Vol. 07, posté ici-même le mois dernier). C'est donc avec curiosité et bienveillance que j'écoute ce long maxi - ou ce court album! - de la demoiselle qui officie sous le nom de Laurel Halo. Point positif : ça apporte une franche bouffée d'air à la scène minimal synth qui en avait bien besoin. Point négatif : je préfère quand même le nouveau Plaid, dont je n'attendais pourtant rien. Il y a de bonnes choses, mais rien qui se démarque du flot quotidien de MP3s. Pourtant, d'autres sont très enthousiastes sur ce disque. Il ne vous reste plus qu'à vous faire votre propre avis!

Laurel Halo
Hour Logic

12'' Hippos in Tanks HIT009 (USA, 06-2011)

a1. Aquifer
a2. Constant Index
a3. Head
b1. Speed of Rain
b2. Hour Logic
b3. Strength Iin Free Space

Note : Hour Logic is an ode to time leaping, designed to aid in moments of brain traffic and physical transit. (Hippos in Tanks)

http://www.mediafire.com/?do8g67ch69gmw0v

Orange Cake Mix - Grapefruit (Blackbean & Placenta, 1996)

Voici un disque d'indie pop pur sucre. Doit-on parler de twee pop, d'anorak pop? Je n'ai jamais été doué avec ces étiquettes! Une chose est sûre, on ferait difficilement la même musique aujourd'hui. On nous dit que les temps sont durs, c'est la crise, il n'y a pas d'avenir, les jeunes sont de plus en plus violents de plus en plus tôt (bientôt les nouveaux-nés agresseront les sage-femmes à la maternité), l'époque n'est plus à la naïveté ou à l'optimisme. Dans le même temps, le succès d'un groupe comme les Pains of Being Pure at Heart contredit ce que je viens d'écrire! Pour en revenir à cet album, c'est un peu comme écouter un disque de Sarah Records aujourd'hui, à la fois touchant et dans le même temps embarrassant.

Orange Cake Mix
Grapefruit

CD Blackbean & Placenta BBPTC 024 (USA, 08-1996)

01. Feel So Cold
02. When I Needed You Most
03. Watching the Cars
04. Snow White Opinions
05. Mary Jane's World
06. Ready to Fall
07. 90 Day Crash
08. Open up your Heart
09. Suicide Watch
10. L.A. Dreamer
11. Tommy James
12. Val
13. How I Feel
14. I Sometimes Wonder Where You Are
15. A Wish to Wonder
16. Lost in Dreamland
17. Mercury Turnpike Cruiser

Note : A collection of 17 pop songs electric/acoustic/casio tones.
Orange Cake Mix is the nom de plume of Connecticut resident Jim Rao. A prolific singer/songwriter, Jim began scribbling lyrics and humming his own melodies as a child; in the early '90s, he started recording his compositions on cassettes. He thought of the name Orange Cake Mix while stocking shelves in a supermarket. In June 1995, Jim released his first album, More Mellow Hits. True to its appellation, More Mellow Hits was a collection of acoustic pop inspired by the '70s soft rock of Bread and America.  He would eventually explore other genres of music, embracing the synthesized rhythms of Depeche Mode and New Order, as well as the otherworldly sonic landscapes of Brian Eno.  A second full-length, Grapefruit, followed a year later. Jim's 1997 album, Another Orange World, drew comparisons to David Bowie</b>'s early '80s work, while 2001's A Shadow of Eclipse and Other Phases of the Moon recalled Robert Fripp, Brian Wilson, and Saint Etienne.  By juggling easy listening music with excursions into electronics, Jim Rao has carved his own niche in the independent scene. Orange Cake Mix has also been included on numerous compilations; moreover, Orange Cake Mix have released a number of songs — as well as entire albums — available only on tapes.

http://www.mediafire.com/?vpyfdacxoy0bq9f