30/12/2011

On ferme! (les 827 meilleurs disques de 2011)

Trop de chocolats à manger, pas le temps de poster ici cette semaine. Attendez-vous donc à une rafale de posts dans les prochains jours. Mais faisons les choses dans l'ordre, et refermons d'abord les portes de 2011.

Tout le monde y va de son petit bilan, voici mon top five:

1. François and the Atlas Mountains
2. Disco Inferno
3. A Winged Victory for the Sullen
4. Mogwai
5. Zola Jesus

Retrouver une compilation de singles vieux d'une quinzaine d'années sur la deuxième marche du podium en dit long à mes yeux sur l'année écoulée.
A une époque, j'attendais avec impatience les bilans des Inrocks ou de Magic. Je les étudiais attentivement et je passais les semaines qui suivaient à ''compléter'' ma collection chez les disquaires en me basant sur ces listes - on passe toujours à côté de quelque chose dans une année et c'était une bonne session de rattrapage. Aujourd'hui... Aujourd'hui je les survole,  et je ne suis plus leurs prescriptions qu'avec modération - même si à part les ratages (M83, Lynch) et quelques daubes (Justice en tête) le top 2011 des Inrocks tient assez bien la route à ma grande surprise.
De toute façon, les top 20 c'est dépassé. Sur n'importe quel blog on trouve aujourd'hui des listes interminables, non plus le bilan d'une année d'achats mais de douze mois de téléchargements. Le reflet de l'évolution de nos modes de consommation, sans doute.

Et la musique? Qu'elles soient sismiques, économiques, politiques ou sociales, l'année 2011 aura été marquée par des secousses d'envergure. Pendant ce temps, une scène underground revisite les sons cosmiques allemands des 70's, et le rock réactive sans complexe les synthés des années 80. Les oracles Björk et Radiohead, quant à eux, s'interrogent sur les nouveaux supports de diffusion de leurs oeuvres, et au passage c'est surtout leur inspiration qui s'est dématérialisée. Bref, le petit monde de la musique est au mieux désynchronisé, au pire à côté de la plaque. Il y a d'heureuses exceptions, mais Beirut et Metronomy se retrouveront bien seuls au moment de compiler ma bande-son de 2011.

Reste ce jeune blog. Je poste trop, beaucoup trop, trop vite et dans tous les sens, ce qui m'embête avec le recul. Mais il y les commentaires que laissent les visiteurs. Ils sont peu nombreux, mais le plus souvent enthousiastes, laissés par des lecteurs tout contents d'avoir déniché telle ou telle petite pépite. Dans ces moments-là, je me dis que finalement ce blog n'est pas inutile. Un regret : personne ne coche les cases boring, cool ou I want more, je me demande si je vais les garder.

On se retrouve en 2012, ce qui devrait arriver bientôt!


P.S. Allez voir du côté des commentaires de la Black Session des High Llamas...

21/12/2011

Hazard - Wood (Ash International, 2000)

Dans le prolongement du message précédent, voici un autre magnifique album du Suédois BJ Nilsen à l'époque où il officiait en tant que Hazard. Cette fois-ci, cet objet à la fois vinyle et CD nous entraîne en forêt, comme le titre le laisse deviner. Encore une fois, c'est tout un univers sonore qui s'ouvre à nous. Un travail du - et au milieu des - bois particulièrement ciselé.

Hazard
Wood

CD+LP Ash International, 2000 ASH 5.4 / 5.5 (UK, 06-2000)

01. Fibre Test
02. Cut Out / Replay
03. Location South
04. Cords and Branches
05. Pylons
06. The Logfire
a1. Field
b1. Bridge

Note : Recorded in the forest of Kungs Norrby, Borensberg, Sweden.
The CD is in a printed slipcase inside the vinyl sleeve.

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Hazard - Wind (Ash International, 2001)

Avant de sortir des disques sous son nom ou en collaboration avec Stilluppsteypa - le double vinyle Space Finale étant un sommet dans son genre, le Suédois BJ Nilsen avançait sous l'identité de Hazard. Dans sa discographie remarquable et passionnante, voici un très bel album caractéristique de son art. Des paysages mystérieux et envoutants drapés dans des field recordings...

Hazard
Wind

CD Ash International ASH 6.5 (UK, 06-2001)

01. Stream
02. Barrier
03. Downslope (Foehn)
04. Village
05. Shear Line
06. Anemo
07. Sough
08. Landmass

Note : Recorded and mixed at Stockholm 2000-2001.
Original recordings made in the USA, Canada, UK and Sweden.
This is the fourth, and the most peaceful and beautiful release to date, by Hazard (aka Benny Jonas Nilsen). The artist's intent was to record an album that would blend technology with nature. He had already recorded some weather sounds in Canada, the U.S.A., and Sweden, but lacked the professional equipment necessary to capture raw wind in all its glory. He turned to Chris Watson (of the Touch label), who had just prepared a radio program about wind for the BBC. Using Watson's unaltered recordings, his own weather tapes (thunderstorms, wind in branches, etc.), and delicate electronic floorings, he created eight pieces. Wind deserves to be listened to attentively with headphones, otherwise the music will go by unnoticed. Each track develops an environment where the distinction between the natural and the artificial often becomes irrelevant. A faint pulse may occasionally arise, but it is not imposed as an alternative to nature's chaotic order. "Stream" unfolds cinematically through a succession of sound layers. A storm is preparing to strike in "Village": the listener can feel the tension and the pressure. During "Anemo," the longest track at 12 minutes, time simply stands still. The experimental electronica crowd will probably think this Hazard project lacks glitches and laptop tricks. Others will find in Wind a mind-expanding listening and meditative experience. Recommended. (François Couture, All Music Guide)

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St. Christopher - Bacharach (Sarah, 1990)

Depuis le temps que je vous en parle, je me décide enfin à poster ce merveilleux mini-album de St. Christopher. Avec le Man I Could Scream qui suivra en 1991 c'est hélas un des sommets de la discographie de Glenn Melia. Je dis hélas, car la suite n'égalera jamais réellement ces premiers pas. On voit régulièrement des singles de Sarah Records sur des blogs dédiés au genre, mais je crois n'avoir jamais vu ce vinyle - pourtant aussi essentiel que fondateur. D'après Discogs, ces titres ont été compilés en CD sur un disque intitulé ''Lost at Sea, the Sarah Recordings''. Toujours d'après Discogs, ce CD a été réalisé... au Pérou! Ce qui ne va pas franchement aider à faire découvrir ces pépites au plus grand nombre.

St. Christopher
Bacharach

10'' Sarah Records Sarah 403 (UK, 05-1990)

a1. A Prayer for the Sea
a2. The Thrill of the New
a3. And I Wonder
a4. Almost December
b1. She Can Wait Forever
b2. Who's Next on Cupid's Hit-List
b3. The Love of a Sister
b4. Gabriel

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St. Christopher - All of a Tremble (Sarah, 1989)

St.Christopher est un de ces groupes que je tente - modestement - de faire (re)découvrir et de réhabiliter ici. Et puis après tout, Saint Christophe à Noël, quoi de plus normal?

St. Christopher
All of a Tremble

7'' Sarah Records SARAH 20 (UK, 07-1989)

a1. All of a Tremble
b1. My Fortune
b1. The Hummingbird

http://www.mediafire.com/?pihaea5bww37s3w

Pac-Man - The Pac-Man Christmas Album (Kid Stuff, 1982)

Bon, sur celui-là, je ne ferai pas trop de commentaires! C'est moins cauchemardesque que ce qu'on pourrait craindre, c'est en priorité destiné aux enfants, mais est-ce une excuse pour autant?

Pac-Man
The Pac-Man Christmas Album

LP Kid Stuff Records KSS-5029 (1982)

01. The Magic of Christmas
02. Snowflakes and Frozen Lakes
03. Under the Tree
04. Deck the Halls
05. An Old Fashioned Christmas
06. Somedays Are More Important
07. Friends Again
08. We Wish You a Merry Christmas

http://www.mediafire.com/?o80vjnyoeeq8uu6

The Moog Machine - Christmas Becomes Electric (Columbia, 1969)

Si vous n'êtes pas touchés par l'esprit de Noël, dites-vous que c'est juste un mauvais moment à passer. Et après tout il y a pire : le réveillon du 31 décembre, où on allume la télévision juste avant minuit pour suivre le décompte des secondes - dans des shows animés par Arthur et enregistrés par la chaîne depuis la mi-novembre. Mais c'est le soir du réveillon, vous pouvez vous mettre minable, c'est la tradition! Une autre tradition qui autorise les excès: l'album de Noël. Démonstration avec cette version Moog, pas si nulle que ça mais tout de même bien barrée.

The Moog Machine
Christmas Becomes Electric

LP Columbia CS 9959 (USA, 1969)

01. Jingle Bells
02. Little Town of Bethlehem
03. We Three Kings
04. Deck the Halls
05. Silent Night
06. Joy to the World
07. It Came Upon the Midnight Clear
08. O Come, All Ye Faithful
09. Carol of the Bells
10. The Little Drummer Boy
11. O Holy Night
12. God Rest Ye Merry, Gentlemen
13. Patapan
14. The First Noël
15. We Wish You a Merry Christmas
16. Hark! The Herald Angels Sing
17. Twelve Days of Christmas

http://www.mediafire.com/?t47dagys7ycqy9x

Mae West - Wild Christmas (Dagonet, 1964)

Puisque c'est la saison, on n'échappera pas ici non plus à quelques albums de Noël. J'ai essayé de vous ménager avec la compil du label Blackbean & Placenta la semaine dernière, mais aujourd'hui on entre dans le vif du sujet! Ici, le Père Noël porte des bottes de cowboy. Mais ne vous moquez pas! Et même, faites preuve de respect, puisque Mae West a enregistré ce court album à un âge plus que respectable  - sachant qu'elle est née en 1892 je vous laisse faire le calcul. Cette grand-mère triche sans doute un tout petit peu sur la pochette, mais question musique elle garde une authentique sacrée pêche.

Mae West
Wild Christmas

LP Dagonet Records DG-4 (USA, 1964)

01. Merry Christmas, Baby
02. Santa Baby
03. Santa Come up and See Me
04. Put the Loot in the Boot, Santa
05. Santa Claus Is Back in Town
06. My New Year's Resolution
07. Santa Bring my Baby Back to Me
08. Wiith Love from Me to You

http://www.mediafire.com/?dfoua19m3n5ncv5

Michael Prime - Requiem (Die Stadt, 2002)

Ce très beau vinyle de Michael Prime est réellement une expérience d'écoute impressionnante. Un drone qui habite un espace immense, une masse sonore intense, et un aspect solennel comme son titre nous invite à le penser. Vraiment très fort.

Michael Prime
Requiem

LP Die Stadt DS42 (Germany, 2002)

a1. Requiem A
b1. Requiem B

Note : Featuring Len Lye (sound sculpture) & Negative Entropy (sound source improvisations).
Limited to 700 copies (first 100 copies include a numbered video CDR) Pressed on 180 gramm vinyl.
Recorded December 1998 to December 2000.

Ce qu'en disait le label :
A new album by Michael Prime who is another prolific sound composer for many years. Being an active member of Morphogenesis he also collaborated with among others: David Jackman/Organum, Jim O'Rourke, Eddie Prevost, David Toop, Adam Bohman. He's also one half of Negative Entropy a collaborational project with G. Feyton (Noise Makers Five). Recorded between December 1998 and December 2000 Requiem is one of his most intense works so far and quite different from his more inviromental studies. Dedicated to M, H and LL.

http://www.mediafire.com/?qxpnfhjjwgjwis5

John Carpenter - Assault on Precinct 13 (La Bande Son, 1976)

Parmi les bonnes nouvelles de 2012, il y a la sortie annoncée du classique Assaut de John Carpenter en blu-ray. En France, le film n'a jamais eu de chance en DVD, entre une édition recadrée - sacrilège! - et une autre au format mais à l'image hideuse. Espérons que cette fois-ci sera enfin la bonne. Pour rester dans la jungle des différentes éditions, la version de la B.O. que je vous propose ici est plus longue et comporte davantage de morceaux/vignettes que celle qu'on trouve couramment dans le commerce. Si les bandes originales de John Carpenter ne s'écoutent pas toujours aisément  - je pense au métal décomplexé de celle du problématique Ghosts of Mars, celle-ci est un chef d'oeuvre de minimalisme et d'angoisse, incroyablement moderne quand on réalise qu'elle date pourtant de 1976.

John Carpenter
Assault on Precinct 13

CD La Bande Son 038401-2 (France, 1976)

01. Main Theme
02. Blood Oath
03. Boarding The Bus
04. Street Thunder
05. Precient 9 Division 13
06. Targets
07. Ice Cream Man on Edge
08. Wrong Flavor
09. Discovery
10. Emergency Stopover
11. Lawson's Revenge
12. Sanctuary
13. The Siege
14. Calm
15. Marked For Something
16. Second Wave Pt.1
17. Second Wave Pt.2
18. Second Wave Pt.3
19. The Windows
20. Julie
21. Potatoes
22. Julie's Dead
23. Wells Fight
24. To The Basement
25. Last Stand
26. Walking out
27. End Credits

http://www.mediafire.com/?1gzak0poa888ia8

20/12/2011

Jim O'Rourke - Live in Osaka (1999)

A l'heure des réseaux sociaux, le mot ''fan'' a quelque peu été vidé de sa signification - peut-on sérieusement être fan de la vidéo d'un chat qui pète? Dans le cas de Jim O'Rourke, je peux dire que je suis fan, et là le terme reprend tout son sens. J'ai proposé ici quelques-uns de ses disques, pas toujours très accessibles il est vrai. Mais avec ce live capturé en acoustique au Japon, on le retrouve dans sa veine la plus franchement mélodique. 1999, c'est une période de rêve quand on regarde sa discographie, comme en témoigne la présente setlist. En introduction, c'est le morceau qui ouvrait son chef d'oeuvre Bad Timing. Sur disque, c'était un véritable mille-feuilles - n'oublions pas que Jim O'Rourke est un orfèvre en matière de production et que quelqu'un comme Smog lui doit ses meilleurs albums - et on l'imagine difficilement le reproduire en live, surtout tout seul à la guitare! Et pourtant c'est miraculeux. Le second morceau donnait son titre au délicieux maxi Halfway to a Threeway - une des pochettes les plus tichoux du monde, et un demi-heure plus tard le set s'achève sur Women of the World, merveille extraite du LP Eureka, où l'ex-Gastr Del Sol s'essayait brillamment au chant et au format pop. Excellent!

Jim O'Rourke
Live in Osaka, July 8, 1999


01. Intro
02. Halfway to a Threeway
03. Not Sport, Martial Art
04. Ghostship in a Storm
05. Women of the World

http://www.mediafire.com/?yf6k8tj0nbikgcn

The High Llamas - Black Session (1992)

Si Lenoir n'avait pas décidé de quitter France Inter à cette rentrée, je n'aurais sans doute pas posté autant de Black Sessions ici. Mais je vous aurais certainement proposé cette première session des High Llamas malgré tout. En 1992, Sean O'Hagan venait présenter son premier album, Santa Barbara - en fait la réédition augmentée du mini-album Apricots. Santa Barbara a été réédité depuis sur une plus grosse structure, mais à l'époque sa distribution était pour le moins timide. Sans maison de disques en soutien, le groupe était venu assurer ce concert français par ses propres moyens, ce que le rendait d'autant plus touchant.  Si vous faites partie du ''coeur de cible'' de ce blog - pardon pour cette formule! - je n'ai pas besoin de vous présenter le groupe. Si? Vraiment? Alors on dira que les High Llamas sont un croisement possible entre les Beach Boys  - dont Sean O'Hagan est ouvertement un grand fan - et Stereolab - pour lesquels il assurera régulièrement les claviers de luxe. Dans leurs meilleurs moments, c'est à dire très souvent, les High Llamas dépassent de loin le meilleur de Stereolab - ce qui n'est pas difficile diront les mauvaises langues. Dans leurs meilleurs moments, c'est à dire très souvent, les High Llamas arrivent pratiquement à tutoyer les Beach Boys - ce qui n'est pas à la portée du premier venu. Une formation extrêmement douée et très attachante, même si j'avoue surtout un faible pour leurs premiers albums - justement ceux plus proches de Brain Wilson que de The Free Design.

The High Llamas
Black Session


01. Birdies Sing
02. Banking on Karma
03. Travel
04. Market Traders
05. Put Yourself Down
06. Can't Stop the Rain
07. Black Balloon
08. Holland
09. Period Music

Note : Studio 105, Maison de la Radio, Paris, 28-04-1992.

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The Boo Radleys - Black Session (1993)

Allez, c'est bientôt Noël, alors deux Black Sessions première période s'imposent! Les Boo Radleys auront signé quelques-unes des plus belles pages de l'histoire de label Creation. Cette session nous les présente à un moment clé de leur évolution. Un premier album bancal (Ichabod and I), un second qui sonne déjà comme le disque shoegaze définitif (Everything's Alright Forever), et en 1993 le bien nommé Giant Steps (oui, le titre fait référence au classique de Coltrane). Les Boo Radleys n'écoutent plus leurs producteurs ou leurs ingénieurs du son, et osent enfin coucher sur bande les chansons folles qu'ils avaient en tête. Où l'on découvre qu'une trompette peut faire plus de bruit qu'une guitare, où l'on découvre que shoegaze et reggae peuvent se fondre en un même morceau, et où l'on assume ouvertement sa passion pour Love ou les Beach Boys - ce qui permettra au passage à certains fans de se plonger dans ces artistes fondamentaux. On ne leur avait pas dit que c'était impossible, alors ils l'ont fait quand même, et l'album Giant Steps - libération d'une audace hors du commun - reste une claque tout aussi monstrueuse aujourd'hui, même pour ceux qui n'ont rien à cirer de la brit-pop ou qui ne savent même pas ce que shoegaze signifie. Cette session ne dispense en aucun cas de se (re)plonger dans les albums, et devrait rappeler quelques souvenirs - très forts - à certains d'entre vous.

The Boo Radleys
Black Session


01. Does This Hurt
02. Upon 9th and Fairchild
03. Barney & Me
04. Buffalo Bill
05. Peachy Keen
06. I Hang Suspended
07. Butterfly McQueen
08. Best Lose the Fear
09. Lazarus
10. Lazy Day
11. Boo Faith
12. I've Lost the Reason

Note : Session n°34, Studio 106, Maison de la Radio, Paris, 13-09-1993.

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14/12/2011

S.ink - Time and Timing (Poeta Negra, 2003)

Si vous vous souvenez du maxi de 2 by Bukowski sorti sur Liquefaction Empire posté il y a quelques semaines, vous serez heureux de découvrir un nouvel exemple de post-rock grec avec cet excellent album. C'est du post-rock dans toute sa splendeur, atmosphérique, riche et cinématographique, proche des canadiens de Do Make Say Think par exemple. J'entends déjà le reproche habituel : tout ça manque de personnalité, le cahier des charges est suivi à la lettre et cet album n'apporte rien de vraiment nouveau sous le soleil. Et alors? On peut faire la même critique à 95% de la production du genre si on va par là. Certes pas de singularité grecque prononcée - vous n'attendiez pas du post-rock version sirtaki quand même? - ni de réinvention/révolution des codes, mais une parfaite maîtrise du sujet sur toute la durée de l'album, ce qui suffira amplement à faire notre bonheur.

S.ink
Time and Timing

CD Poeta Negra PN20CD (Greece, 03-2003)

01. Evolve
02. Freq's House
03. U
04. Sink
05. MpT
06. As Is
07. Jasmine

Ce qu'en disait le label :
S.ink is a musicians' collective, whose members make music through communicative interaction and freeform improvisation. Thus, the music of this first album is essentially a careful selection of many hours worth of improvisation.
Time and Timing captures a specific period in the band's course and its respective moods. And that is why the album was chosen to be recorded live in the band's own studio. Of course, S.ink's skillful and tight performance does not let us realise immediately that this is the final outcome of a live (and not multitrack or step-by-step and processed) recording. For this reason their live performances have always been considered exciting, special and unique.
S.ink act within an uneasily defined musical environment, but which contains significant references to various musical styles that marked the evolution of contemporary music: at times, it incorporates the intellectualism and exploratory mood of kraut rock, the jazzy moods of the Chicago scene, the solitary feeling of ambient music, the psychedelic nuances of 'cosmic' music, the melancholic and dark atmosphere of post rock.

http://www.mediafire.com/?6xdv7fvp9ab2pjh

Akira Yamamichi - Pulse Beats (Fire Inc., 1999)

Un mini-CD pour prolonger le post précédent. Contrairement à l'album, cet EP a un titre bien plus direct, qui affiche clairement la couleur. D'ailleurs c'est moins varié que l'album, c'est bien plus frontal et ça s'en tient à son titre programmatique. Bref, ça pulse franchement!

Akira Yamamichi
Pulse Beats

CD3'' Fire Inc. f 17 (Island, 07-1999)

01. Untitled 1
02. Untitled 2
03. Untitled 3

http://www.mediafire.com/?716j10p7i6s4b4h

Akira Yamamichi - Sémiologie de la Métamusique (Fire Inc., 2001)

Voilà un disque qui ravira les amateurs du label allemand Raster-Noton, et qui je l'espère ne fera pas fuir les autres malgré sont titre rebutant. D'autant plus que le sous-titre enfonce le clou, grosse faute de français à l'appui - ce ''mixage fonctionnelLE dans le cadre d'une sémiologie de la métamusique''. On est dans des pulsations aussi rythmiques que minimales, ce funk pour robots du troisième millénaire qui est devenu la marque de fabrique d'Alva Noto et consorts. Le japonais - qui a par ailleurs collaboré avec Ryoji Ikeda si ça peut vous donner une autre piste - nous livre un disque cependant moins radical, moins extrémiste, moins abstrait, plus varié et plus coloré qu'on ne l'attendait. Une découverte qui se double donc d'une franche réussite.

Akira Yamamichi
Sémiologie de la Métamusique

CD Fire Inc. f 21 (Iceland, 02-2001)

01. Variations of Pulse Beats - Infrasound Edit
02. Variations of Pulse Beats - Subway Soundscape Edit
03. Variations of Pulse Beats - Rhythmic Fission Edit
04. Variations of Pulse Beats - Pattern Recognition Model Edit
05. Variations of Pulse Beats - Deep Reverb Edit
06. Works for Pulse and Percussions - Prototype of Electro-Acoustic Jazz
07. Works for Pulse and Percussions - Pulsatile
08. The Sonance to Be Aware of Silence - Processed Piano 1

http://www.mediafire.com/?qp53bs7mgady059

13/12/2011

v/a - It's a Blackbean and Placenta Christmas (Blackbean & Placenta, 1997)

Ce local a ouvert ses portes en juillet dernier, et dès le début j'avais envie de mettre en avant cette compilation qui n'était déjà pas facile à trouver en son temps - alors aujourd'hui je n'y pense même pas. C'était sorti sur un label qui me tient à coeur, mais je n'allais quand même pas poster une compil de Noël en plein été. Par contre là, c'est bon, c'est la saison! Une collection très internationale d'indie pop pur jus, twee, anorak ou bedroom pop - habillez-la comme vous voudrez. Certains noms vous seront peut-être familiers - bravo à vous dans ce cas, et il y en a d'autres sur lesquels je reviendrai certainement un de ces jours.

Various Artists
It's a Blackbean and Placenta Christmas

LP Blackbean & Placenta Acme006 (USA, 1997)

01. Flowchart - Lettin' it Snow
02. The Cannanes - Six White Boomers
03. Watoo Watoo - Les Visiteurs de Noël
04. Celesteville - Away in a Manger
05. Mandorris - Christmas Time Is Here
06. Beanpole - Let It Snow
07. The Shermans - Last Christmas
08. Steward - Do They Know It's Christmas Time
09. Holiday Flyer - Christmas Song
10. Wio - Once Upon a Long Ago
11. Metronome - Greenslaves

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Safariari - Zebra Knights (Trust Me, 2002)

L'anecdote est cruelle, puisque la sortie de cet album était initialement prévue en septembre 2001 sous le titre de ''Save New York''. La musique, quant à elle, est très fraîche, entre un Broadcast et un Plone dans leurs moments les plus pop. Voire proche d'un Saint Etienne, mais là au contraire dans leurs moments instrumentaux les plus expérimentaux - comme sur leurs bandes originales. J'espère que vous aimerez la découverte, même si je soupçonne que ce ne sera pas du goût de tous. C'est léger, bien foutu, très plaisant, et de temps en temps ça ne peut pas faire de mal.

Safariari
Zebra Knights

CD Trust Me TMR 008 (Norway, 2002)

01. Solar
02. Mølje
03. Introducing
04. Sheera Kahn (the Naughty)
05. A Taste of Killing
06. Puma Daze
07. Jackson 5 (I Want You Back)
08. 3 Feet Hi & Rising
09. Lunar
10. Let It Go
11. Light Years
12. Sky Is the Limit
13. Zebra Knights

Note : 'Zebra Knights' was released under the name 'Save New York' on 10 september 2001, the day before 9/11. The record was then withdrawn from the marked and released under the name 'Zebra Knights' in 2002 and came with a new tracklisting.

http://www.mediafire.com/?jhpjmekw37cwv6e

Low - Murderer (Vinyl Films, 2003)

Et un deuxième maxi de Low pour faire suite au post précédent, toujours pas franchement dans l'esprit de Noël comme son titre le laisse deviner! Du Low comme on l'aime, même si je dois avouer que j'ai quelque peu perdu de vue le groupe ces dernières années, entre des albums routiniers ou peu convaincants. Ceci dit, j'ai probablement tort.

Low
Murderer

10'' Vinyl Films VR 20032 (USA, 09-2003)

a1. Murderer
a2. Silver Rider
b1. From your Place on Sunset

Note : Limited to 2000 copies worldwide, 1000 copies on black vinyl in the US, 500 copies on colored vinyl in Europe, and the final 500 copies on clear vinyl, to be sold in a boxed set once the series of Vinyl Films 10" releases is completed.
Track A1 differs from the version that appears on the full-length release Drums And Guns.
Track A2 differs from the version that appears on the full-length release The Great Destroyer.

http://www.mediafire.com/?zzsyw0vw2v4uzv1

Low - Santa's Coming Over (Sub Pop, 2008)

A une dizaine de jours de Noël, ce n'est pas le post le plus original, je sais! Mais avec ce single, Low n'essaie pas de rééditer l'exploit de son merveilleux Christmas Album. Le premier morceau aurait du mal à passer sous le sapin, à vrai dire. C'est lourd, inquiet, voire menaçant, comme si au lieu de l'arrivée du Père Noël les bras remplis de cadeaux, le groupe nous annonçait une catastrophe imminente. La face B est bien moins flippante, heureusement! Mais là, ils déplacent carrément le sapin de Noël sur une plage de Jamaïque. Ce doit être de l'humour mormon - mais le morceau est très bien.

Low
Santa's Coming Over

7'' Sub Pop Records SP801 (USA, 11-2008)

a1. Santa's Coming Over
b1. The Coming of Jah

http://www.mediafire.com/?aivfo86v4k780zg

29/11/2011

Andreas Bertilsson - Paramount (Komplott, 2007)

Voici un bien beau disque, même s'il n'est pas le plus facile d'accès. Musique nocturne s'il en est, Paramount vous plongera dans des paysages sonores étranges et familiers à la fois. Une déambulation à base de field recordings, finalement assez cinématographique à sa façon, et d'une grande maîtrise.

Andreas Bertilsson
Paramount

CD Komplott escudre08 (Sweden, 2007)

01. Movement 1 (Plains of the Buffalo)
02. Movement 2 (Riding the Beast)
03. Movement 3 (A Moth to the Flame)

Note : In the early morning of September 16th 2006 I rapidly left the country house where I was staying to finish the production of Paramount. It was the culmination of several months work.
I began outlining the album in the fall of 2005 with the objective of describing society and the present while still trying to anchor it to something timeless and continuous that could be linked to any one period in time. Based on a linear schedule of events I then stipulated rules and guidelines for my musical process.
The following months were cursed with severe computer breakdowns which delayed the development of my musical tools. Meanwhile I started working with DAT and devoted the remainder of that spring to work my way through the massive checklist of sound components based on my schedule of events.
In May, I got stuck once again and to be able to continue I was forced to erase large parts of my project that was decelerating the work flow. I abandoned my notes and started working more freely and rapidly along a rough initial topographic sketch, and at the end of the summer the music was almost complete – one comprehensive 30 minute piece.
Early that fall I went out to the countryside to put the final touches to the album. As it turned out, the house where I was staying was haunted, and the spiritual activity increased as the work progressed. Footsteps, doors that suddenly opened, traces of EVP in my recordings and an overall intensed atmosphear affected my appearance in the house. After two weeks I couldn't take it anymore and felt I was about to lose my mind. I packed my equipment and fled. The album was finally finished in Malmoe shortly thereafter, as far as I know without any interference from the spiritual world.
- Andreas Bertilsson, February 2007.

http://www.mediafire.com/?zbw7qze789d2c6w

The Montgolfier Brothers - The World Is Flat (Poptones, 2002)

Quigley est un de ces artistes pour lesquels ce blog existe - si vous avez été séduits par ses singles vous me comprenez. Gnac, lui aussi est un musicien auquel je suis très attaché. Et leur collaboration s'avère à la hauteur des espérances. Vous le constaterez avec cet album sorti sur Poptones, le label qu'avait créé Alan McGee pour se faire plaisir après avoir vendu Creation.

The Montgolfier Brothers
The World Is Flat

CD Poptones mc5057cd (UK, 07-2002)

01. 2.55 Newbury
02. The Understudy
03. Be Selfish
04. The World Is Flat
05. The Second Takes Forever
06. Swings and Roundabouts
07. Dream in Organza
08. I Couldn't Sleep, Either
09. Think Once More
10. Inches Away

Note : Words and music written and recorded by Roger Quigley and Mark Tranmer.
Revered instrumentalist Mark Turner and vocalist Roger Quigley have worked together in the past, as well as putting together strong efforts on several artistic solo projects. This excursion, entitled The World is Flat is a beautiful concept album, complete with spirally guitars, a little touch of piano spice, and lush string and orchestral arrangements. A dreamy, ethereal piece of art, this album is indebted to the producer for bringing to the listener the state of the art sound we hear from this duet who hail themselves The Montgolfier Brothers. Here you will fine a stunning plethora of musical textures, colors, beats, rhythms, and sounds, which can and will keep you interested many times over. With sweeping beats, spontaneous frameworks, and electric chord progressions, this savvy duo provides true flair, revealing themselves as a feel-good, exuberant pair destined to take on their local music world in future gigs.

http://www.mediafire.com/?rp58p8g39s8z66w

Ashtray Boy - The Honeymoon Suite (Feel Good All Over, 1993)

En attendant que tout rentre dans l'ordre chez Megaupload, on continue avec Mediafire. En tout cas, j'ai bien fait de pas héberger tous mes fichiers chez le même uploader. Ashtraty Boy se partage entre Chicago et l'Australie, et ces racines se ressentent dans la musique. Pour les nostalgiques de rock indé des années 90, c'est un pur bonheur, un petit plaisir pour fans des Go-Betweens, des Bats ou des Feelies entre autres. Sur The Honeymmon Suite, on retrouve une certaine Liz Phair - si ça vous parle encore aujourd'hui.

Ashtray Boy
The Honeymoon Suite

CD Feel Good All Over FGAO 20 (USA, 1993)

01. Ananda Marga
02. Shirley Maclaine
03. Observatory Hill
04. There Is a Fountain
05. Time for a Baby
06. How Charles Destroyed the Inland Sea
07. Infidel
08. Little Nature Child
09. Hit
10. Love in a Bakery
11. The Honeymoon Suite

Note : Ashtray Boy is two indie-pop bands in one: the first existed in Chicago, the other — simultaneously — in Sydney, Australia. Both were led by vocalist Randall Lee, formerly of the Cannanes and Nice; after the latter's 1993 demise, Lee began splitting his time between his native Australia and the U.S., and the first Ashtray Boy line-up formed was the American version, rounded out by future Pulsars member Dave Trumfio and drummer Justin Niimi. Their 1993 full-length The Honeymoon Suite (featuring backing vocals from Liz Phair) was the first release issued under the name, while 1994's Macho Champions featured material from the Chicago unit as well as the Sydney group, which also featured bassist Thomas Tallis and drummer Neil Johnston. Candypants Beach, issued the following year, and 1996's The Everyman's 4th Dimension were also joint ventures from both Ashtray Boy rosters. In 2002, Lee left Australia for Vancouver B.C., where he set about putting together a Canadian line-up as well.
Lee's first Ashtray Boy album, unlike the rest, consisted of one band in one place, namely the Chicago lineup of himself, Niimi and Trumfio. Interestingly, one other member helped out throughout Suite, namely not-yet-famous Liz Phair, a year away from her own solo breakthrough. Together the foursome whipped up a gentle delight that set the tone for future Ashtray Boy efforts, fine if not distinctly unique indie rock that avoided hyperpreciousness thanks to Lee's low-pitched speak-singing and often humorous outlook on love and life. Though sometimes the lyrics aren't the easiest to decipher, all that usually matters is the general vibe, and when things do come clear, it's often pure delight. A good example is the semi-waltz-time "Shirley Maclaine," when in the chorus Lee and Phair sing "Turning on or just tuning out, in a past life we were brussel sprouts." Anything but a novelty song, it's just winsome and fun enough on both hands to work and work well. The album isn't just about clever lyrics, though — when the group stretches out on the lovely coda to "Observatory Hill," Lee's gently mournful guitar work and the rhythm section's soft propulsion combine beautifully. Niimi's drumming is actually one of the underrated points of Ashtray Boy; he's not afraid to get in some harder pounding when needed. It's not stomping Zeppelin bombast or the like, but on numbers like "How Charles Destroyed the Inland Sea," he definitely adds a solid groove where other bands would be more polite. On "Hit," he and Trumfio even kick up a fine R&B/funk snarl. Phair gets in some solo moments to shine, as when she dresses down a creepy if not abusive suitor in "Infidel." Ending with the nice instrumental title track, with some piano as well as everything else, Suite is a fine starting point.

http://www.mediafire.com/?1k1aj7471h2x1ak

27/11/2011

E. Jugend - Last Exit Wedding (Taping Desk O-phon Mania, 2007)

Où l'on retrouve notre groupe chéri, ou presque! En effet, E.Jugend est un projet parallèle de membres de Ma Chérie for Painting. Projet récréatif ou laboratoire, à vous de juger. Ce post-rock part une nouvelle fois dans toutes les directions - ambient ou folk suivant l'humeur dans le même morceau - d'une manière plus déconstruite que chez MCFP, pour ne pas dire plus décousue. Un foisonnement d'idées, qui parfois mériteraient d'être plus abouties, un laboratoire plein de promesses qui ne demanderaient qu'à être tenues. Vous l'aurez compris, avec cet album c'est à vous de faire preuve de curiosité.

E. Jugend
Last Exit Wedding

LP Taping Desk O-phon Mania taping desk 05 (Germany, 2007)

a1. Mary Harbour
a2. What We Call Entertainment
a3. Traurig, Aber Wahr
a4. K.O. in L.A.
a5. Balkan Express pt. 1
a6. Balkan Express pt. 2
b1. Antique
b2. National Geographic
b3. What About Those Bushfires, Mark?
b4. High Life & Hard Times in Kreuzberg
b5. A Tennis-Playing Tourist (Dedicated to Fame)
b6. Saber

Note : E Jugend is a susidiary of German experimentalists Ma Chérie For Painting and Baja and thus the concentrate of something particularly heavy (without being heavy metal).
Erratic. Sucking material without growing into a constant state. "Do you think they thought we knackered them?" Maybe then, at the Technical University festival (including beermug throwing) in times of experienced change of climate. Just like walking barefoot on hot concrete. With a wide grin. Tap-dancin´ on carribean instruments. And in one moment it all dissolves into - nothingness.
Stravinsky, Steve Reich, Sonic Youth, Gas, Godard. Quasi Rubber Soul without Exile On Main Street as basic to do music together. One-take. Or rather: live. Inbetween two acoustic guitars and laptop (featuring strawberry cake in springtime) on the one hand and successful battles of material while supporting 5-piece-bands on the other.
"These are people that, for sure, don´t live behind the woods."
"e jugend reminds me of cooking sessions"
"They sound like Pink Floyd after having played for three hours."
Music like a colliding accident. Field recording disposal this time from Dominican Republic via Kuala Lumpur, Venice, Pula, Stuttgart. Since 1998 e jugend have been no.5 and no.9. Happy to be here. As simple as that.

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Chris Watson - El Tren Fantasma, The Signal Man's Mix (Touch, 2011)

Le dernier album de Chris Watson risque d'ici peu de se retrouver dans pas mal de bilans de fin d'année. Et ce ne sera que justice, tant cette traversée du Mexique d'Ouest en Est dans un train aujourd'hui disparu - donc un train fantôme - est de toute beauté. Et c'est aussi une surprise, puisque c'est de loin l'album le plus musical de son auteur, ce qui est logique si on considère qu'un train n'est rien d'autre qu'une grosse machine à produire du rythme. Autre nouveauté, cette fois l'album s'accompagne d'un maxi de remixes - une grande première! Mais s'agit-il vraiment de remixes? Plutôt des versions alternatives, un autre mix, où le train lui-même est davantage mis en avant. Et c'est une très bonne idée de nous proposer ces variations sur un maxi, puisque sur la durée d'un album ça aurait été plus convenu et sans doute trop long. Une belle occasion de prolonger un album magique!

Chris Watson
El Tren Fantasma - The Signal Man's Mix

12'' Touch TO:42V (UK, 11-2011)

a1.  El Divisadero - The Telegraph
b1. Veracruz - The Tunnel

Note : Recorded on location across Mexico.

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Pinback - Information Retrieved Pt. B (Temporary Residence, 2011)

Le grand retour de Pinback, suite! Quand je dis ''grand retour'', je me comprends. Après un premier volume sorti au printemps, voici le second. La musique est toujours aussi délicieuse, l'objet toujours aussi impossible à se procurer. Ce coup-ci, c'est sorti pour une version ''black friday'' du record store day : 1700 copies pour les locaux, 200 pour le reste du monde. A un tel niveau, ce n'est plus frustrant, ça devient carrément rageant!

Pinback
Information Retrieved Pt. B

7'' Temporary Residence Limited TRR178 (USA, 11-2011)

a1. True North
b1. CLOAD "Q"
b2. Untitled

Note : Recovered by Armistead B. Smith IV & Rob Crow.
Black Friday Record Store Day — November 25th, 2011.
Part two of a trilogy of RSD-branded vinyl EPs, packaged in a brown screen-printed evidence bag containing full-color artwork and inserts. Sealed with custom printed Pinback/Record Store Day evidence tape. Pressing limited to 1,700 copies in the US and 200 internationally.
CLOAD "Q" ends with a locked groove, but there is a third, untitled track after it which can be played by manually dropping the needle past the locked groove.

http://www.mediafire.com/?47zj62sdewzhg3i

Pinback - Information Retrieved Pt. A (Temporary Residence, 2011)

Mine de rien, le dernier album de Pinback remonte à 2007. Vous savez, les gars, c'est quand vous voulez pour un nouvel album... Mais en 2011, ce merveilleux secret du rock indépendant a décidé de revenir de manière frustrante avec une trilogie de singles au compte-goutte. Voici le premier, en espérant que tout ça sera compilé ultérieurement en CD, et que ce dernier bénéficiera enfin d'une distribution décente!

Pinback
Information Retrieved Pt. A

7'' Temporary Residence Limited TRR177 (USA, 04-2011)

a1. Sherman
b1. Three Strum Proggitt

Note : Record Store Day, limited edition of 2000 copies.

http://www.mediafire.com/?un58p1l9oa5kpnd

22/11/2011

v/a - ANS Synthesizer, Electronic Music (Melodiya, 1969)

Voici à présent un document historique! Si on retrouvera ces titres - parmi d'autres - sur une compilation CD chez Elektroschock trente ans plus tard, ceci est un document d'époque. Vinyle russe - soviétique en fait! - avec craquements de rigueur, un son monophonique qui n'empêche nullement la musique d'avoir une profondeur de champ inouïe, un document et un monument, à l'image du célèbre ANS Synthesizer utilisé ici. Le nom le plus familier sera probablement celui d'Eduard Artemiev - cf. la bande originale de ''Solaris'' postée ici, mais c'est bien le disque dans son ensemble qui laissera une forte impression.

Various Artists
ANS Synthesizer – Electronic Music

10'' Melodiya D 25631-2 (USSR, 1969)

a1. Edward Artemiev & S. Kreitchi - Music from the motion picture ''Cosmos''
a2. Stanislav Kreitchi - Intermezzo
a3.  J.S. Bach: Choral Prelude C-Dur (arranged by Alexander Nemtin)
b1. Alexander Nemtin - Tears
b2. Schandor Kallosh - Northern Tale
b3. Stanislav Kreitchi - Voices of the East

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The National - Black Session (2005)

On ne présente plus le groupe de Matt Berninger... mais je vais y aller de ma petite présentation quand même! The National, c'est le plus grand groupe de rock du monde aux yeux de ceux qui sont trop jeunes pour avoir connu les Pixies à l'époque. Ce qui mettra tout le monde d'accord, c'est cette session de grande classe. Quant à savoir quel serait le plus grand groupe de rock du monde aujourd'hui, j'avoue que je n'ai pas d'idée et qu'aucun nom ne me vient à l'esprit dans l'immédiat. Quand même pas Kasabian ou Coldplay?

The National
Black Session


01. All the Wine
02. Secret Meeting
03. Driver Surprise Me
04. Lit Up
05. Cherry Tree
06. Baby, We'll Be Fine
07. Geese
08. City Middle
09. Looking for Astonauts
10. Mr November
11. Daughters of the Soho Riots
12. Abel
13. Wasp Nest

Note : Maison de la Radio, Paris.
Rec: 29-04-2005, broadcast: 16-05-2005.

http://www.mediafire.com/?8nbczg7c29c5592

Shrine - Distorted Legends, Pt.1 (Drone Records, 2008)

Shrine est le projet drone/ambient du bulgare Hristo Gospodinov. Le label allemand Drone Records est bien connu des amateurs du genre pour sa longue série de 7'' - une centaine! - ainsi que pour son copieux mail-order. Il est toujours risqué d'intituler un disque ''Part 1'', la preuve à nouveau ici puisqu'à ce jour la ''Part 2'' n'existe toujours pas. Ma description va être injustement banale : c'est du drone nocturne et fantomatique qui vous attend ici, et c'est particulièrement envoûtant! Vu que le résultat s'éloigne des stéréotypes du genre, je regrette d'autant plus qu'il n'y ait pas de suite - pour le moment en tout cas.

Shrine
Distorted Legends, Pt.1

7'' Drone Records DR-89 (Germany, 02-2008)

a1. Those Endless Fields of Rust (6:08)
b1. The Silo Sanctuary (5:34)

Note : First half of a 4 track material recorded in the end of 2006.
A 7" vinyl release that exceeds the limits of the common industrial/drone pattern. Build with tons of artificial sounds, this ep is based on multiple use of distortion effect. Noise fluctuations vs background soundscapes. It's been created in search of the point where harsh music is starting to sound deep and melancholic - 15 mins of true industrial meditation.

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David Grubbs - Aux Noctambules (Rectangle, 1999)

Dans sa réédition de ''The Coxcomb'', le label américain Blue Chopsticks avait omis la face B d'origine. Pas grave, Rectangle ayant également réédité ce bien-nommé ''Aux Noctambules'' sur un mini-CD. Ici, David Grubbs s'essaie au drone, mais contrairement à son ancien complice Jim O'Rourke il garde sa sensibilité pop  - quand chez le second la pop n'est qu'un terrain d'expérimentation musicale parmi d'autres. Chaleureux!

David Grubbs
Aux Noctambules

CD3'' Rectangle REC AAA1 (France, 1999)

01. Aux Noctambules

Note : Recorded June 98 at Xtralab, Paris.

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David Grubbs - The Coxcomb (Blue Chopsticks, 2000)

Deux pour le prix d'un. On ne gagne pas à tous les coups : après le split d'Oasis les deux frères se sont senti obligés de sortir chacun un album pour montrer qui était le vrai moteur du groupe. Dans le cas de Gastr del Sol, on a eu largement plus de chance, les carrières solo respectives de David Grubbs et Jim O'Rourke étant jalonnées de disques remarquables. En 1998, David Grubbs sortait ''The Coxcomb'' en vinyle sur le label français Rectangle, très belle transcription musicale d'une nouvelle, où il se trouvait fort bien accompagné. En 2000, Blue Chopsticks avait la bonne idée de rééditer l'objet, en y adjoignant une autre pièce (Avocado Orange), mais en oubliant la face B originale de The Coxcomb. Allez comprendre...

David Grubbs
The Coxcomb / Avocado Orange

CD Blue Chopsticks BC 05 (USA, 2000)

01. The Coxcomb
02. Avocado Orange

Note : After the country-inflected minimalism of The Thicket, David Grubbs -- evidently "wanting to be taken seriously as an avant-garde man," to quote his former partner in Gastr del Sol, Jim O'Rourke -- teams up with French musicians from Noël Akchoté and Quentin Rollet's Rectangle label. The title track is a 17-minute setting of Stephen Crane's short story The Blue Hotel (which Grubbs sketched out while waiting for his plane to Paris). One wonders whether he could have made better use of the phenomenal talents of improvisers Theirry Madiot, Yves Robert, and Didier Petit had he had more time. The B-side, "Aux Noctambules," is a drone-based composition featuring Grubbs on a plastic reed organ with discreet contributions from Rectangle house guitarist Noël Akchoté. "The Coxcomb" sets salient extracts from the original Crane over a recurring melodic and harmonic refrain and resists the temptation to explode into violence -- unlike the protagonist in the story. Grubbs' admiration for Mayo Thompson and the Red Krayola aesthetic that "any text can go with any music" is reflected both in his word setting and in his choice of the Red Krayola's Stephen Prina as the narrator. Another mentor, Tony Conrad, comes to mind when listening to "Aux Noctambules," though instead of his gritty violin, there is instead the unnerving (and occasionally pitch-unstable) reed organ. Akchoté's normally ebullient guitar is confined here to sketching in the harmonic background, curiously recalling John McLaughlin's delicate arpeggios on Miles Davis' In a Silent Way. (Dan Warburton, All Music Guide)

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David Pajo - Scream with Me (Black Tent Press, 2009)

Un superbe mini-album de covers signé David Pajo, dans la même veine que le maxi proposé récemment - donc du folk à pleurer dans la veine du regretté Elliott Smith. Des reprises? Oui, et qui plus est des reprises de Glenn Danzig des Misfits, qui entre les mains de l'ex-Slint et Tortoise subissent le même traitement que celles d'AC/DC revues par Mark Kozelek - à savoir qu'elles en sortent transfigurées. Je le redis, le résultat est superbe.

David Pajo
Scream with Me

CD Black Tent Press No.2 (USA, 02-2009)

01. Angelfuck
02. Hybrid Moments
03. Where Eagles Dare
04. Bullet
05. Teenagers from Mars
06. Devil's Whorehouse
07. I Turned into a Martian
08. Horror Business
09. Attitude

Note : Songs written by Glenn Danzig (the Misfits).
Experimental cover albums generally tend to disappoint. Usually an artist’s motives for interpretation are sound, yet the final product is rarely impressive, often belittling the original work. Mark Kozelek (Red House Painters, Sun Kil Moon), known for his “interpretive covers,” has reconstructed a myriad of works ranging from Francis Scott Key’s “The Star Spangled Banner,” to various AC/DC tracks, to an entire collection of Modest Mouse songs (Sun Kil Moon – Tiny Cities). The problem with Kozelek’s covers, as with others who compose hyper-experimental covers, is that frankly, no one really cares. All he really did (and this is no knock on Kozelek’s earlier work like Down Colorful Hill, just his questionable later years) was write a completely unrelated song with his own trademark musical style. Then instead of writing lyrics that could tie a noose around any listener’s neck, he used the author’s original ones…obviously.
Unlike Kozelek’s frequent use of “poetic license,” David Pajo’s relatively unknown, vinyl only release, Scream With Me, finds a tolerable balance between interpretation and reiteration. As you’ve probably guessed, the record takes a rather sobering look at a collection of songs from the original Kings of the Underworld, The Misfits.
Pajo is probably the most important guitarist since the late 80s, and even though this record doesn’t really add to his impressive resumé (Slint – Spiderland & Tweez, Tortoise – Millions Now Living Will Never Die & TNT, Royal Trux – 3 Song EP), it does serve as an intriguing work.
Anyways, if you the thought 3-chord punk couldn’t be simplified any further, then you’ve been misled. Pajo takes punk’s musical manifesto and turns it into very simple lo-fi acoustic jams. Pajo follows the chordal tonality of each song, then turning the power chords into natural chords more suitable for the tenderness of plucking and finger picking. Pajo’s feeble vocals could bother some, but they are pleasantly human.
You’re not going to find a whole lot of progressive jazz riffs, piercing harmonics, spastic time signatures or anything else that made Pajo a Louisville legend, but there is a great way to enjoy this album: build a camp fire deep within your local wilderness destination, crack open a few cold ones and indulge in one of the most epic sing-a-longs courtesy of Pajo.

http://www.mediafire.com/?k1gqlaufoew1e2d

Chrysta Bell - This Train (La Rose Noire, 2011)

Cette belle plante est une protégée de David Lynch, qui a réalisé cet album - à défaut de réaliser un nouveau film! On y retrouve les climats qu'affectionne l'auteur de Twin Peaks et Sailr & Lula. On y trouve des langueurs, des longueurs aussi. Lorsque cet artiste multi-facettes s'attaque à la musique il perd de son étrangeté, devient bien plus ''mainstream-friendly''. Par politesse, on ne lui signalera pas que dans le genre Portished avait déjà tout dit il y a dix ans, et on savourera quelques grands moments, tel l'inaugural morceau This Train. En tout cas, cet album reste pour moi bien plus réussi que le nouveau disque de David Lynch lui-même, qui non content de normaliser et banaliser son univers manque sévèrement de chansons solides - ce qui n'est fort heureusement pas le cas ici.

Chrysta Bell
This Train

CD La Rose Noire, LLC (USA, 09-2011)

01. This Train
02. Right Down to You
03. I Die
04. Swing with Me
05. Angel Star
06. Friday Night Fly
07. Down By Babylon
08. Real Love
09. Bird of Flames
10. Polish Poem
11. The Truth Is

Note : Produced by David Lynch, recorded at Asymmetrical Studio, Hollywood.
David Lynch, lord and master of strange cinema and curious futurisms, has found a dark new voice to mold and craft for the early 21st century. This wouldn't be the first time he's taken a direct role in shaping sonic identities as a producer either: some of you might be aware of one of his earlier musical collaborators from his time in and around Twin Peaks, the sumptuous queen of space pop Julee Cruise and her fantastic debut outing Floating Into The Night from 1990.
Miss Bell here, however is an entirely different animal than most dream poppers, though not unlike Cruise as far as pace goes. She's skittery, tense, arresting as hell vocally and an intriguing complementary to the musical angles of dubstep and the dread heralding of early 90's Nick Cave. And when it works, it'll knock your friggin' face off: tracks like 'Bird Of Flames', for example, sounds like something Scott Walker locked up in his garage for a few decades before handing off the mix to Burial.
All in all, this is a gorgeous debut effort that evokes plenty of positive comparison with past post-punk and dream pop icons without sounding like any particular one of them, and feels refreshing as hell compared to a lot of what gets touted around on the singer-songwriter front these days.

http://www.mediafire.com/?w2nbkultk2hfj5w

17/11/2011

Gastr del Sol - Twenty Songs Less (Teenbeat, 1994)

Après leur split avec Tony Conrad, voici un autre single - plus accessible - de Gastr del Sol, l'ancien duo formé de David Grubbs et Jim O'Rourke. Une musique qui puise ses racines dans le folk de John Fahey, avec aussi quelques pointes plus expérimentales et des coups de sang, le tout sur le généralement plus ouvertement pop label Teenbeat, et avec une bien belle pochette.

Gastr del Sol
Twenty Songs Less

7'' Teenbeat TEENBEAT 125 (USA, 03-1994)

a1. Twenty Songs Less #1
b1. Twenty Songs Less #2

Note : Featuring John McEntire.
20 Songs Less as performed by Gastr del Sol.
Cover painting by Paul Green.

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Priscilla McLean & Barton McLean - Electronic Music (CRI, 1975)

Priscilla et Barton McLean, deux pionniers qui se partagent ici un album - chacun une face. Musique électronique de la première heure, lorsque les instruments pesaient quinze tonnes et qu'on devait passer des heures à coller/assembler des bandes...

Priscilla McLean & Barton McLean
Electronic Music

LP Composers Recordings Inc. (CRI) CRI SD 335 (USA, 1975)

a1. Priscilla McLean - Dance of Dawn
b1. Barton McLean - Spirals

Note : Electronic tape realized at the Indiana University South Bend Electronic Music Studio on the "Synthi 100" synthesizer.

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Beach House - Devotion (Carpark, 2008)

Beach House. Comme ça, sans raison particulière, simplement pour me faire plaisir - après tout avoir un blog ça sert aussi à ça. Et qui sait, certains parmi vous auront peut-être snobé le duo de Victoria Legrand et Alex Scally pour cause de presse trop unanime et dithyrambique. Ou bien le duo se sera retrouvé noyé au milieu des centaines d'autres sorties et de choses à télécharger/écouter. Si c'est sur Teen Dream qu'on trouvera leur sublime chanson ''Norway'', c'est leur album précédent - le second - que je poste ici aujourd'hui.  Peu de différences, mais Devotion est un peu plus délicat que son successeur - ce qui expliquera ma préférence.

Beach House
Devotion

CD Carpark Records CRPK 042 (USA, 02-2008)

01. Wedding Bell
02. You Came to Me
03. Gila
04. Turtle Island
05. Holy Dances
06. All the Year
07. Heart of Chambers
08. Some Things Last
09. Astronaut
10. D.A.R.L.I.N.G.
11. Home Again

Note : Recorded at Lord Baltimore Recording 8/07-9/07.

http://www.mediafire.com/?m1om8aczoz3khfs

v/a - Presenting Jamaica All Stars Vol. 1 (Studio One, 1966)

Une compilation de musiques jamaïcaines, encore un témoignage de la vitalité de l'île, avant que le reggae ne ralentisse tout ça! Appelez cette musique calypso, ska ou rocksteady. Même les personnes réfractaires au reggae devraient y trouver leur compte.

Various Artists
Presenting Jamaica All Stars Vol. 1

LP Studio One SOLP 103 (Jamaica, 1966)

01. The Soul Brothers - Saint Thomas
02. Lord Creator - Archie Buck Them up
03. The Wailers - Rolling Stone
04. Lord Creator - Evening News
05. The Soulettes - Time for Everything
06. The Soul Brothers - Sound and Music
07. The Soul Brothers - Festival 66
08. Roy Richards & The Soul Brothers - Festival 66
09. The Gaylads - Balla Mena
10. The Wailers - Let Him Go
11. Delroy Wilson - Riding for a Fall
12. The Gaylads - Falling in Love

Note : Producer : C.S. Dodd.

http://www.mediafire.com/?4a3yvm9dq4mjl9i

16/11/2011

Prefab Sprout - Live at Reading University (1985)

Pour certains, Prefab Sprout est trop lisse, trop produit, trop propre, trop mainstream pour qu'un amateur de rock indépendant digne de ce nom laisse ce groupe s'installer dans son Panthéon personnel. Je n'ai jamais compris comment on pouvait résister à Paddy McAloon. Trop grand public pour le petit monde indé, et trop sophistiqué pour avoir un succès commercial d'envergure - encore une preuve du peu d'impact de la critique sur les chiffres de ventes. Ce live les saisit à l'époque de l'album Steve McQueen, leur premier chef d'oeuvre, et franchement, ''When Love Breaks Down'' est digne des plus belles pages des Go-Betweens ou des Pale Fountains.

Prefab Sprout
Live @ Reading University


01. Moving the River
02. Cars and Girls
03. Bonny
04. Faron Young
05. Hallelujah
06. Lions in my Own Garden (Exit Someone)
07. Wicked Things
08. Goodbye Lucile #1
09. Don't Sing
10. Telling Signs
11. When Love Breaks Down
12. When the Angels
13. Cruel

Note : November 16, 1985, BBC broadcast.

http://www.mediafire.com/?tz684h4svk4to3g

The Markko Polo Adventurers - Orienta (RCA Victor, 1959)

Sur ce blog, les albums d'exotica viennent souvent par deux. Après le japonais Paul Mark, quoi de plus logique que de pousser encore un peu plus loin en... Où ça, d'ailleurs? Où situer cet ''Orienta'' sur une carte du monde? Mais peu importe! Ce genre de disques, on les achète ou on les télécharge d'abord pour leurs pochettes. Comment y résister?

The Markko Polo Adventurers
Orienta

LP RCA Victor LSP-1919 (USA, 1959)

01. Song of India / Beggars' Procession
02. Yokahama Ferryboat
03. Rain in Rangoon
04. Madam Sloe Gin's
05. The Girl Friend of a Whirling Dervish
06. Mountain High, Valley Low
07. Scheherazade
08. Limehouse Blues
09. Night of the Tiger
10. Nagasaki
11. Train to Ranchipur
12. Runaway Rickshaw

Note : There is really nothing with which to compare the music of Orienta. One might say it resembles the dreams of an imaginative person who has fallen asleep during a "Dr. Fu Manchu" movie on television. For these incomparable musical vignettes combine the sounds of the East with the wit of the West; the charm of the Orient with the humor of the Occident. They are the adventures of a sensitive traveler who wears glasses which are slightly out-of-focus and who is irrepressibly irreverent of Asiatic saws and clichés.
But most important: these impressions are excellent music and hi-fi Fun with a capital "F"! Here are sounds and effects to gladden the tweeters and woofers of the most critical hi-fi addict, coupled with interesting melodies, exciting rhythms and adventurous harmonies. (Liner notes)

http://www.mediafire.com/?4evyirahh5x37g8

Paul Mark - Kokeshi Shindig (Sounds of Hawaii, 1965)

De temps en temps je poste quelques disques d'exotica et d'easy listening, comme des bulles nostalgiques et insouciantes. Des bibelots toc peut-être, mais un charme qui rafraîchit néanmoins. Et avec celui-ci, signé par un japonais installé à Hawaï, on rejoint ma thématique des albums de reprises le temps du dernier titre. Si vous avez le courage d'aller jusque là, vous aurez une petite surprise...

Paul Mark
Kokeshi Shindig

LP Sounds of Hawaii SHS-5019 (USA, 1965)

01. Badgers of Shojoji Temple
02. Sunset
03. Monkey Pallanquin Carriers
04. Tinkerbells Over the Hill
05. Wishing Doll
06. Seagull Sailors
07. Tumbling Acorn
08. Comparing Heights
09. Mr Golden Beetle
10. Prety Blue-Eyed Doll
11. Mother Horse and Baby Colt
12. Traveling Priest

http://www.mediafire.com/?vp94nn28yy8v65o

Un peu de politique... et de musique aussi.

Bonjour. N'ayez crainte, je reviens très vite à la musique, mais là je suis obligé de parler de politique. Les décisions scandaleusement scandaleuses de notre gouvernement français deviennent de plus en plus scandaleuses. Cela doit cesser! Ainsi: les retraites! Aujourd'hui, une seule pension de retraite ne suffit plus, et les retraités doivent retourner au boulot pour survivre! Une honte! C'est proprement scandaleux!
Par exemple, voici un article que j'ai lu aujourd'hui et que je vous recopie pour celles et ceux qui ne liraient pas Popnews:

'' Après sa retraite (anticipée, aux yeux et aux oreilles de beaucoup) en août dernier et la fin de son émission "C'est Lenoir" sur France Inter, on imagine que Lenoir broyait du noir à Biarritz, sans caresses et bise à l'oeil. Ce temps est peut-être révolu, car d'après Libération, l'animateur se préparerait à refaire son apparition avec ces célèbres Black Session sur la petite soeur rock de France Inter, le Mouv. Les concerts seraient enregistrés dans une salle de concert parisienne, puis diffusés à l'antenne du Mouv, et ça commencerait d'ici la fin de l'année. A suivre !
Mise à jour : information confirmée par une source interne au Mouv :) ''

Mais dans quel monde vivons-nous, je vous le demande?

(Le pauvre homme n'aura pas longtemps profité de sa retraite)

Du coup, je vais peut-être à nouveau jeter une oreille sur le Mouv'...
Vous voyez, ça valait le coup de parler de politique, n'est-ce pas!

14/11/2011

Laura J. Martin & The Simonsound - Inside your Bones (Battered Ornaments, 2011)

Ce n'est qu'un single, huit minutes de musique et puis s'en va, mais quel single! Et quel contraste, aussi. Laura J. Martin nous livre un délicieux moment de folk, voix douce, orchestration boisée avec flûte et harpe. Et à côté de cette merveille, le remix signé The Simonsound sonne comme du DJ Shadow de la grande époque - et c'est une tuerie. Si j'avais une rubrique ''single of the week'' celui-ci y trouverait sa place, mais comme j'écoute peu de singles on peut même parler de single du mois. Single de l'année? On n'est pas encore à l'heure des bilans, mais ces deux titres sont bien placés sur la ligne!

Laura J. Martin & The Simonsound
Inside your Bones

7'' Battered Ornaments BOR008 (UK, 04-2011)

01. Spy (The Simonsound Remix)
02. Inside your Bones

Note : Fresh folksy fusioneering from Battered Ornaments, the boutique imprint belonging to Finders Keepers' Doug Shipton. Laura J Martin hails from Liverpool and has a truly enchanting voice, showcased in two very different lights here. The first is a classically cinematic themed production by The Simonsound, aka DJ Format and Simon James, full of tight, tumbling breaks, analogue synth marks and proggy flute. The second, 'In Your Bones' is a quiet, hauntingly pastoral piece of magic, placing Laura's supernatural voice against a backdrop of soft guitar, xylophone and subtle electronics. (Boomkat)

http://www.mediafire.com/?vtsvf5oq51vkvi8

Carter Burwell - Raising Arizona / Blood Simple (Varese, 1987)

Voici les bandes originales des deux premiers films des frères Coen signées par leur fidèle compagnon de route Carter Burwell. En écoutant les titres de ''Raising Arizona'' (ou Arizona Junior en français), difficile de voir qu'il s'agit d'une comédie déjantée et trépidante. Quant à ''Blood Simple'' (Sang pour Sang), leur premier long-métrage se jouant avec virtuosité des codes du film noir, c'est un de leurs plus beaux films, une réussite qu'ils n'égaleront qu'avec ''Fargo'' dix ans plus tard - sur le mode grand-guignol cette fois, et qu'ils ne dépasseront qu'avec ''No country for the old man'', chef d'oeuvre d'une noirceur absolue mais où la musique est pratiquement absente. Et si ''Blood Simple'' est une de leurs réussites majeures, sa musique est également un des sommets de Carter Burwell. J'ai bien peur qu'on y perde en écoutant la musique sans les images, mais le thème au piano - sublime - de ''Blood Simple'' justifie à lui seul le téléchargement.

Carter Burwell
Raising Arizona / Blood Simple

CD Varese Sarabande VCD 47284 (USA, 1987)

01. Introduction - A Hole in the Ground
02. Way out There (Main Title)
03. He Was Horrible
04. Just Business
05. The Letter
06. Hail Lenny
07. Raising Ukeleles
08. Dream of the Future
09. Shopping Arizona
10. Return to the Nursery
11. Crash and Burn
12. Blood Simple
13. Chain Gang
14. The March
15. Monkey Chant
16. The Shooting
17. Blood Simpler

Note : Tracks 1/10 from Raising Arizona (1987).
Tracks 11/17 from Blood Simple (1984).

http://www.mediafire.com/?2cddigdohk43rt1

Benoit Pioulard - Flocks (Blue Flea, 2009)

Tout ce que j'ai perdu sur le dernier effort de Benoit Pioulard, je le retrouve ici. En premier lieu son chant, sur la face A, quand le post-rock dérive vers un ambient-folk de très belle facture. Plus surprenante, la face B nous fait découvrir un drone menaçant, une autre facette.

Benoît Pioulard
Flocks

7'' Blue Flea Blue Flea 016 (USA, 04-2009)

a1. Maginot
b1. Alaskan Lashes

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Benoit Pioulard - Clear (self-released, 2001)

Le dernier disque de Benoit Pioulard est resté plusieurs jours dans un coin de mon disque dur avant que je trouve le courage d'y jeter une oreille. Pourquoi? Parce qu'un disque qui s'intitule ''Benoît Honoré Pioulard Plays Thelma'', avec son fort potentiel prétentieux et pompier, ça ne me fait pas franchement envie! J'ai eu tort de me méfier, à l'écoute c'est dans une veine néo-classique, même si déjà entendu mille fois déjà par ailleurs, et je n'y retrouve pas ce qui fait d'habitude le charme de son auteur. Alors on va faire un bond de dix ans en arrière. J'avais déjà posté le très expérimental ''Dakota/Housecoat'', voici un autre de ses premiers pas autoproduits, dans une veine cette fois-ci davantage post-rock. On s'en doute, c'est aujourd'hui une rareté!

Benoît Pioulard
Clear

CDr self-released (USA, 2001)

01. Lac
02. Floor
03. Fort
04. Cull
05. Ica
06. And
07. Arbr
08. Dram
09. Cenc
10. Gan
11. Lumin

Note : ''Recorded at home on my 4-track in 2001.''
Limited to 50 copies.

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12/11/2011

Dump - That Skinny Motherfucker with the High Voice? (Shrimper, 1998)

J'espère que vous apprécierez l'effort. Dans ma thématique de reprises je cherche à m'éloigner des albums de covers trop prévisibles. Après Henk Hofstede qui rend hommage à Cohen, voici un autre album peu connu qui dépasse lui aussi largement la simple curiosité. Pourtant, au départ c'est loin d'être évident! Dump était le projet récréatif de James McNew, bassiste de Yo La Tengo au civil. Le lien avec Prince ne saute pas aux yeux : McNew est blanc, binoclard, fait plus d'un mètre vingt, et on ne peut pas dire qu'il transpire particulièrement le sexe puisqu'il ressemble surtout à ce qu'il est - le bassiste sympa d'un groupe indé. Pourtant le résultat va vous épater. Si on ne connait pas les versions originales, on ne devinerait même pas qu'il s'agit à la base de chansons de Prince, ça sonne surtout comme du Yo La Tengo à la cool. C'était d'abord sorti en cassette, devenant une espèce de mini-hit underground, avant d'être réédité en CD avec quelques bonus bienvenus.

Dump
That Skinny Motherfucker with the High Voice?

Cassette Shrimper SHR 106 (USA, 1998)
CD Shrimper SHR 106 (USA, 2001)

01. 1999
02. Raspberry Beret
03. Erotic City
04. The Beautiful Ones
05. When U Were Mine
06. How Come U Don't Call Me Anymore?
07. Pop Life
08. A Love Bizarre
09. Girls & Boys
10. Dirty Mind
11. An Honest Man
12. Another Lonely Christmas

Note : CD reissue with the same catalog number and additional bonus tracks.
Shrimper has reissued James McNew's self-produced cassette tape of Prince covers and added five additional songs. Featuring a title gleamed from the Black Album track "Bob George" ("Who?/Prince?/Ain't that a bitch?/That skinny motherf*cker with the high voice?"), this album demonstrates McNew's creative and varied approach to both famous and lesser-known songs. "1999" features his understated vocals and Stereolab's Morgane Lhote on Farfisa, "When U Were Mine" features McNew's low-register vocals and his own glistening keyboards, "Pop Life" features him harmonizing off-key with his multi-tracked self, "Dirty Mind" features his ominously echoed vocals, and "The Beautiful Ones" features his attempt to emulate Prince's own vocal style, including a switch to falsetto. McNew tries to transform "Erotic City" into a swaggering indie rock number, but doesn't quite pull it off; his vocals don't quite mesh with the musical backing on "Girls + Boys" and his whispered, portentous interpretation of "A Love Bizarre" is interesting at first but lasts too long. He fares better with an acoustic performance of "How Come You Don't Call Me Anymore?" (originally the B-side of Prince's "1999") and a rendition of "An Honest Man" that is somewhat reminiscent of Neil Young and Lambchop. "Raspberry Beret" is propelled by handclaps and reverb-laden guitar to be one of the better tracks on the album; McNew even changes "She wasn't too bright" to "I think she knew that I wasn't too bright," although he keeps the most dubious part of the lyrics ("Built like she was/She had the nerve to ask me/If I planned to do her any harm"). The album's concluding track, "Another Lonely Christmas," provides further evidence that McNew is adept at finding the emotional core of Prince's songs; McNew isn't as good a performer as Prince, of course, but he does find ways to make listeners hear some of the news in new and compelling ways. So while this album isn't flawless, it is definitely more than just a recycling of someone else's songs. (All Music Guide)

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 (la version originale)

(la reprise)

Harold Budd - In the Mist (Darla, 2011)

Actif depuis une trentaine d'années, Harod Budd n'a plus grand chose à prouver, et ce n'est pas avec cet album qu'il va fondamentalement se renouveler. Mais qui s'en plaindra? Dans le registre piano ambient il reste une référence, et on sait qu'un nouvel album signé Harold Budd a peu de risques de décevoir - pas comme Brian Eno par exemple. Et dans le genre, il renvoie à leurs chères études une grande partie des musiciens auto-complaisants qui encombrent le marché avec leurs albums  néo-classiques inconséquents et interchangeables. Preuve supplémentaire de la maîtrise d'Harold Budd, si en elle-même l'utilisation du violon n'a rien d'originale son apparition sur l'album reste saisissante dans son effet. Alors il est comment, le Harold Budd cuvée 2011? C'est un bon cru, je dirai.

Harold Budd
In the Mist

CD Darla Records DRL248 (USA, 09-2011)

 - The Whispers :
01. Haru Spring
02. The Whispers
03. The Startled
04. The Foundry (for Mika Vainio)
05. The Art Of Mirrors (After Derek Jarman)
 - Gunfighters :
06. Three-Fingered Jack
07. Greek George
08. Black Bart
 - Shadows :
09. Come Back to Me in Dreams
10. Parallel Night
11. Sun at 6 Windows
12. The Panther of Small Favors
13. Mars and the Artist (After Cy Twombly)

Note : Recorded and mixed by Michael Coleman at Orangewood Studio, Mesa, Arizona, March 2011.

Ce qu'en dit le label :
Harold Budd is a one of a kind modern neo-classical artist creating high-callibre and complex music with unique and subtle tension and abstraction, and simultaneous almost-pastoral but as-often otherworldly mood. Within the first three notes of a Budd composition, with trademark fresh-as-improvisation sound, whether deep dark or bright light, the listener is transcended to an enlightened state within the balance of empty space, sometimes wistful nostalgia, frequent idealism and always persistent love and beauty.
In The Mist is the artist purely distilled. It is the music of Harold Budd at its most raw, emotive and minimalist. In addition, Harold is writing for string quartet. In The Mist is comprised of three distinct movements. Tracks 1-5, The Whispers, are minimalist, tonal, sometimes tone-bending piano compositions. Tracks 6-8, The Gun Fighters, are more dramatic piano compositions with sparse electronic effects and percussive elements. Tracks 9-13, Shadows, are new Harold Budd string quartets, which add an additional component of interest - minimal, abstract, moody compositions.

http://www.mediafire.com/?9ioo7udib8d52a9